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colère des scénographes et créateurs costumes

Il y a bientôt 9 mois, la crise de la COVID-19 frappait la France. Le premier confinement plongeait le secteur culturel, dans un désarroi après le marasme des grèves et attentats…. Apres l’annonce du gouvernement le 10 décembre de prolonger la fermeture des
salles de spectacle, cinémas et musées, le premier ministre laisse le doute planer quant à une éventuelle ouverture le 7 janvier 2021 pour la traditionnelle galette des rois, ou pour, espérons le, célébrer les Lénéennes nos fêtes Dionysiaques.


Bien sûr notre secteur est responsable, et ne souhaite pas contribuer à une aggravation de la situation sanitaire, lorsque tous les gouvernements européens prennent des mesures
semblables. Pourtant il est temps de tordre le cou aux discours grandiloquents, et absurdités des décisions prises à la petite semaine. Comme le disait Churchill en temps de crise: “ Le plus dur c’est de prendre des décisions quand un tiers des informations dont vous disposez sont incomplètes, un tiers sont contradictoires et un tiers sont fausses “


Ce qui frappe le plus dans cette épidémie ce n’est pas que tout le monde patauge au début, mais c’est que pendant l’accalmie cet été, scientifiques, politiques, experts, disaient : s’il y aune seconde vague, maintenant nous seront mieux préparés pour y faire face et nous savons
nous adapter.


Mais face à l’incertitude qui subsiste la Ministre de la Culture ne peut que nous dorloter en nous assurant de son plein soutien et de sa désolation.
Depuis le début de la pandémie, le secteur culturel s’adapte, et la scénographie tient un rôle central pour définir la place du public et pour transformer l’espace scénique aux rigueurs des règlementations sanitaires.
Les enjeux soulevés sont fondamentaux et liés à l’avenir de notre activité. Pour répondre aux directives de protection contre le virus, on a vu éclore de nouveaux rituels d’accueil du public:
jauges réduites, lavages des mains, distanciation, aération, port du masque…et cette situation exceptionnelle dessine un nouveau contexte variable et ajustable pour les artistes : distance
entre les interprètes, port du masque, teste PCR régulier, nettoyages des accessoires et costumes….


Bien que la Ministre de la culture nous assure que: “Là où on est le plus en sécurité en France, ce n’est pas dans sa famille, c’est dans un lieu de spectacle et qu’aucun lieu de spectacle qui a rouvert n’est devenu un lieu de contamination“, le gouvernement décide malgré notre adaptation de fermer les salles de spectacles.
Lors du deuxième confinement, il est possible de répéter dans les lieux de spectacle et de continuer les tournages. Il est possible de chercher et d’inventer dans un cadre incertain, et sans perspective de présenter les créations.
Nous qui préparons des saisons artistiques un à deux ans à l’avance, que le développement des productions peut être de deux ans en moyenne, nous sommes confrontés à un carambolage des calendriers des salles et des artistes : mêlant les spectacles annulés, reportés,
et à programmer. A ceci s’ajoute la crainte des réductions des budgets des structures.


Alors comment réinventer le spectacle vivant ? Les artistes s’interrogent sur cette question piège que la pandémie oblige à se poser sans pouvoir dialoguer avec nos tutelles et institutions publiques et face à la mascarade des états généraux des festivals.


Aujourd’hui la Covid nous donne du temps pour penser, rêver nos métiers et notre avenir, pour cela le Ministère doit mettre en place un “ Valois du spectacle vivant et des expositions “
Si le côté émotionnel de l’instant partagé collectivement au spectacle est difficilement remplaçable, on cherche à provoquer d’autres types de réactions, d’interactions à travers la technologie numérique. L’industrie culturelle s’engage pour être à la hauteur du moment dans
une nouvelle dynamique, délaissant des TPE, PME, des fidèles prestataires et fournisseurs…


Cette situation exceptionnelle voit le développement de nouvelles alternatives de captation ou d’oeuvres scéniques hybrides : « phygitale », mi-physique, mi-digitale.
Ainsi l’internet, est devenu l’écosystème culturel qui fracture méthodiquement notre attachement au grand moment d’osmose collectif du spectacle vivant pour le réduire à une notion de diffusion.
Là se situe un des grands enjeux technique, artistique, économique et juridique de la mutation actuelle.

Le numérique a été envisagé comme un usage reliant création, captation, diffusion, médiation et conservation des oeuvres du spectacle vivant.
Il nous incombe donc de repenser l’objet spectacle, son formatage et ses déclinaisons !
Mais ce qui est en jeu aujourd’hui c’est l’avenir de notre société, c’est notre façon de vivre ensemble.


Le spectacle vivant doit rester des moments uniques, de synergie, de partage entre des artistes et des spectateurs, dans un même espace temps.
La colère des scénographes et créateurs costumes ne cesse de grandir et L’UDS va s’associer à un recours collectif du plus grand nombre d’opérateurs culturels, toutes branches confondues, pour déposer un référé auprès du Conseil d’État, dans le but d’annuler la décision
gouvernementale de prolonger la fermeture des théâtres et des salles de spectacle.

Président U.D.S Union des scénographes

Partout en France, des couturières bénévoles se mobilisent pour confectionner des masques barrières en tissu. Mais leur travail est-il vraiment reconnu ?

L’UDS soutient le collectif Bas les Masques et à travers lui toutes les costumières et costumiers qui, au début de la crise sanitaire, n’ont pas hésité à retrousser leurs manches en fabriquant des milliers de masques et de blouses en tissu pour le personnel soignant. Elles et ils ont porté assistance à des personnes en danger et ne sont pas aujourd’hui reconnus à la hauteur de leurs efforts.

Petit retour sur les faits.
Dès le 16 mars, en pleine pénurie de masques, un tutoriel fut envoyé par le CHU de Grenoble à ses soignants non exposés aux patients Covid-19, afin qu’ils fabriquent eux-mêmes, s’ils le souhaitaient, leur masque en tissu.

Ce tutoriel fut diffusé sur les réseaux sociaux, et le miracle se produisit : à travers toute la France des couturières bénévoles donnent de leur temps et prêtent leur talent pour confectionner des masques à l’intention des professionnels les plus exposés n’ayant aucun autre moyen de protection. Puis des blouses, des charlottes.

Ces bénévoles, sont à 97% des femmes, dont la crise sanitaire à stoppé leur activité professionnelle de couturière. Très vite, les demandes se multiplient, cet élan citoyen est encouragé – ou approprié – par plusieurs collectivités (Paris, Lyon, Lille pour ne citer que les métropoles) qui lancent un appel adressé directement aux bénévoles, pour la fabrication de masques afin d’en doter leurs administrés

LE COSTUME SUR UN PLATEAU

Colloque international
Manifestation dans le cadre de la semaine des Arts et des Médias qui se déroule du 12 au 13 mars 2019

Organisation :
Muriel Delamotte, Myriam Fouillet, Kira Kitsopanidou et Catherine Treilhou-Balaudé

Présentation :
Le costume, indispensable aux arts du spectacle, est un riche objet de questionnements encore peu abordé dans la recherche scientifique en France. Ce n’est qu’à partir des années 2000 qu’un intérêt pour le costume de scène et d’écran émerge, en particulier dans les pays anglosaxons, avec des travaux en histoire, sociologie et anthropologie des pratiques costumières. Rare dans les études sur le costume, l’approche transversale visant à observer les pratiques de création à la fois dans le domaine des arts de la scène et celui des arts de l’écran, est au coeur de la démarche de ce colloque qui se propose de mettre en évidence les caractéristiques de création du costume propres à la nature de chaque forme d’expression artistique, tout en opérant un rapprochement permettant de mettre en exergue les nombreuses similitudes ou points de contact dans la manière de penser ce dernier. Adoptant une définition du costume inclusive de tous les arrangements du corps (vêtements, accessoires, masques, coiffure et maquillage), les interventions questionneront tant le processus créatif (décisions esthétiques, matériaux, techniques préparatoires), le « réseau de coopération » (interactions entre métiers du costume, frontières avec les métiers de l’habillement) et l’évolution des pratiques sous l’effet de nouvelles techniques, que le processus de légitimation des objets et des agents du costume et les enjeux de la patrimonialisation et de la valorisation à travers les stratégies des grandes institutions patrimoniales.

Maison de la Recherche de l’Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3
salle ATHENA
4 rue des Irlandais – Paris 5ème