Archives de catégorie : Scénographie

UN spectacle vivant plus juste et durable

En ces temps d’austérité budgétaire où le souffle de la culture est menacé, certains vents glacés se dirigent sur nos métiers.

Le Ministère de la Culture, ne demande plus seulement aux scénographes des talents artistiques, Il exige également des compétences technologiques et écologiques, ce qui nécessite une révision urgente de l’accès à la formation professionnelle dans nos métiers, et par extension, du statut même des scénographes.

L’UDS constate que les métiers de l’ombre se sont très largement féminisés depuis la fin des années 1980, ce mouvement qui s’accentue loin d’être anodin est concomitant du processus insidieux de dépréciation de nos professions.

On observe dans le spectacle un clivage au sein des métiers entre d’une part un versant privilégié par les femmes : scénographie, costume, lumière et d’autre part un versant considéré comme plus prestigieux qui resterait l’apanage des hommes (metteur en scène producteurs) . Cette distinction nourrit un déséquilibre, renforçant des liens de subordination et exacerbant les inégalités salariale et d’accès à la formation.

Dans cette ère de mutation et de transition, où l’urgence environnementale commande chaque geste, chaque décision, l’UDS questionne la capacité du secteur du spectacle vivant à s’adapter, à innover, à répondre aux défis colossaux qui se dressent devant lui. Car tandis que le monde progresse à pas de géant, nos métiers, enserrés dans des contraintes aussi rigides que désuètes peinent à évoluer.

Le statut contraignant de technicien auquel sont assimilés les scénographes, créateurs/créatrices lumières et costumes loin d’être un simple détail administratif, entrave insidieusement leur accès à une formation adaptée aux exigences contemporaines : nouvelles technologies, processus de création durable. Il est temps de reconnaître l’obsolescence de ce modèle archaïque, de mettre fin à cette injustice qui bride les potentiels créatifs et entrave la marche vers un avenir meilleur et durable. (Le rapport ministériel de 2015 Bâtir un cadre stabilisé et sécurisé pour les intermittents du spectacle rédigé par Hortense Archambault encourageait déjà cette révision de nos statuts de techniciens.)

Il est donc impératif de repenser et d’accorder la priorité à des formations adaptées aux besoins exprimés par les professionnels à la croisée des chemins entre l’efficacité opérationnelle et la nécessité de se réinventer face aux défis contemporains.

Il est grand temps de reconnaître que l’accès à la formation et les formations ne correspondent plus à la réalité de notre époque. Le constat que nous dressons est sans appel. Il est temps d’agir avec détermination et audace pour corriger cette injustice et permettre aux scénographes de jouer pleinement leur rôle dans la construction d’un avenir meilleur et plus prometteur pour tous.

Ainsi, nous réclamons avec force une réforme radicale des conditions d’accès aux statuts d’intermittent, pour garantir à tous les acteurs du spectacle vivant un accès équitable à la formation. Car c’est dans cette équité que réside la promesse d’un secteur plus dynamique, plus inclusif, prêt à embrasser les défis de demain avec audace et détermination.

Pour bénéficier d’un accès à la formation dans le cadre du plan de développement des compétences, il faut justifier d’un volume d’activité minimum en CDDU intermittent au cours des deux dernières années variable selon le statut l’annexe 8, créée en 1964, pour les ouvriers et techniciens du spectacle ; l’annexe 10, créée en 1967, pour les artistes du spectacle .

https://www.afdas.com/particulier/connaitre-les-dispositifs-et-les-modalites-dacces-a-la-formation/intermittents-du-spectacle-et-de-laudiovisuel.html

Rendre le spectacle durable pour rester vivant

30 REGARDS CROISÉS SUR LE SPECTACLE VIVANT POUR ESQUISSER DES PISTES ET DES PERSPECTIVES 

Les questions environnementales, énergétiques et sociales sont les enjeux du monde d’aujourd’hui et encore plus ceux de demain. Mieux les comprendre, c’est déjà anticiper les évolutions à venir. Cet ouvrage réunit 30 contributions pour décrypter les enjeux de la transition écologique appliqués au monde du spectacle vivant. Il a été pensé et conçu comme un partage entre pairs, de connaissances et d’expériences de terrain, invitant au dialogue entre professionnels et professionnelles du spectacle sur ce sujet crucial et donc incontournable. Préface de Camille Étienne Sous la direction de Nicolas Marc1ère édition – 236 pages

pour le commander en ligne :

https://boutique.lascene.com/common/product-article/536

L’UDS a été invité et associé à cette publication , avec un chapitre :

Poser un pied dans le réel des scénographes:

extraits:

Partant du constat d’une fin de partie, le vert gagne du terrain et revient sur les scènes de théâtre, là où il était proscrit par tradition de superstition (1). Depuis quelques temps on cherche des solutions à tire-larigot pour hacher menu nos émissions de carbone. Dans un étrange et passionnant mouvement pendulaire, on espère réconcilier éphémère et durable, dans un partenariat gagnant-gagnant !

Il y aura des gains et des pertes, nous dit-on, et le pragmatisme nous invite sans détour à voir dans chaque recommandation verte, une mesure d’austérité économique. L’occasion pour nous de tordre le cou à l’idée que l’espace vide prôné par Peter Brook (2) n’est pas la sphère du rien mais un potentiel créatif pour laisser place à quelque chose de nouveau. Le rien risque d’être malgré tout un point de dénouement fatal.

Par sa dimension matérielle, la scénographie est sans doute une des parties les plus polluantes dans la création d’un spectacle. Les matériaux employés et les moyens mis en œuvre pour construire, déplacer, stocker et jeter les décors suscitent aujourd’hui la mobilisation des professionnels du secteur pour penser de nouvelles méthodes de travail.

Pendant de nombreuses années, les scénographes ont été écartés des débats sur les enjeux du spectacle vivant. Avec les crises successives, notre regard retrouve un regain d’intérêt et une vision solidement ancrée dans la pratique et l’expérience. Le plan d’action ministériel  “ pour créer autrement “ devrait être complété par “ administrer autrement “, car ces nouveaux défis transforment en profondeur nos organisations et gouvernances pour faire évoluer les compétences opérationnelles relatives à nos métiers.

Certaines pratiques et solutions ne sont pas nouvelles. Souvent considérées comme révolues ou désuètes en période de prospérité, elles sont réactivées pour s’acclimater aux périodes de crises économiques.(3)

Penser l’innovation, c’est concevoir au-delà des besoins immédiats de la production d’un spectacle. C’est élaborer une chaîne complète d’actions prenant en compte la totalité du processus de création, de la conception à la fin de vie du décor et des costumes, en veillant à minimiser l’impact environnemental à chacune de ces étapes.

Outre l’impact des décors et des tournées, on mesure aujourd’hui combien il manque des espaces de stockage proportionnés et des ateliers de construction adaptés, mitoyens aux scènes pour développer des pratiques éco-responsables.

Il s’agit d’avoir une approche fonctionnelle du théâtre liée à une discipline vivante. Comme l’affirmait Winston Churchill : « Nous façonnons nos bâtiments, puis ce sont eux ensuite qui nous façonnent […] la configuration de nos espaces de discussion n’est pas neutre, elle dispose et oriente tout ce qui s’y dit et tout ce qui s’y fait » (4)

tenter de rester vivant

En 2024, le spectacle vivant est appelé à mener une petite révolution. L’enjeu tient en un slogan managérial du Ministère de la Culture : « Mieux produire, mieux diffuser » .

Cette volonté de ralentir la course à la création, implique une réduction drastique de l’activité (que l’on évalue autour de 30%) ayant pour effet de réduire le volume d’emploi global de la branche. (atelier de décor, costumes, prestataires….)

Cette politique s’assimile de plus en plus à un plan social et qui risque surtout de porter atteinte à la richesse et la diversité artistique de notre pays et à nos métiers qui vivent grâce à la création et peu de la diffusion de nos œuvres.

A cette politique s’ajoute différents enjeux et défis :

Le ministère du travail à notifié aux syndicats de la production la situation de non-conformité dans laquelle se trouvent les grilles de salaires de notre convention collective du fait de l’existence de coefficients devenus inférieurs au SMIC. Le ministère du travail invite à un  juste rattrapage du montant des salaires des équipes artistiques et techniques dans le spectacle vivant. Mais la moindre augmentation des salaires minima dans notre branche aggrave mécaniquement la part de financement de production dans un contexte de stagnation voir de diminution des subventions quand il faudrait indexer le niveau subventions de la culture en fonction de l’inflation

Par ailleurs les conditions de travail extrêmement difficiles pour les équipes artistiques, techniques et administratives et entraînent des difficultés de recrutement majeures du fait de la faible attractivité salariale de nos métiers.

Cette paupérisation et  précarisation de notre branche s’accompagne d’une négociation entre les organisations syndicales et patronales. A peine conclu, les organisations signataires de l’accord interprofessionnel ont refusé en bloc le 10 novembre toutes les améliorations mises sur la table, consentant à un simple statu quo pour les intermittent·es. Alors que le Gouvernement nous demande de ralentir le rythme des productions, Le MEDEF, la CPME et l’U2P exige en effet une modification des conditions d’accès aux droits à l’assurance chômage pour les professionnel·les du spectacle relevant des annexes 8 et 10 nous demandant de travailler plus, c’est à dire de passer de 507h à :

• 610 h sur 12 mois pour les technicien·nes (scénographes, créateurs/ créatrices costumes et lumières)

• 580 h sur 12 mois pour les artistes.

Dans ce contexte , le ministère de la Culture a rendu public son « Guide d’orientation et d’inspiration » dont L’éco-production et le réemploi font partie des démarches permettant de repenser la création. Leur mise en pratique nécessite cependant de poser un diagnostic clair sur les enjeux de la transition Led pour les salles de spectacles avant le noir salle,

La transition de l’éclairage scénique de l’halogène vers la technologie LED s’accélère. En 2018, la directive écoconception (règlement européen) a précipité la disparition des lampes halogènes du marché domestique. Aujourd’hui, en France, les projecteurs halogènes représentent encore plus de 90 % du parc d’éclairage des équipements scéniques. Un chiffre à mettre en perspective avec la part que représente l’éclairage scénique sur le marché : 1 %.

Pour bien menée cette transition LED au-delà de la question énergétique, et ne pas risquer le Noir salle, il faut prendre en comptes les Coûts d’investissement importants, les besoins en formations des techniciens, l’évolution techniques des salles de spectacle, la pénurie des composants industriels, l’obsolescence programmé des nouveaux projecteurs et le devenir des anciens équipements…

Face à l’absence d’interopérabilité entre ces différents enjeux et de compréhension de cette politique culturelle , l’UDS tire la sonnette d’alarme et s’inquiète de la situation et des conséquences que cela pourrait avoir pour l’avenir du spectacle vivant et de nos métiers.

visite officielle de Madame la Ministre de la Culture au Centre National du Costume et de la Scène de Moulins

Communiqué de Presse UDS

Paris le 30/11/2023

Nous avons pris connaissance, sur les réseaux sociaux le 28 novembre 2023, d’une visite officielle de Madame la Ministre de la Culture au Centre National du Costume et de la Scène de Moulins.

Madame Rima Abdul-Malak a eu ainsi l’occasion de découvrir le tout nouveau département dédié à la scénographie et aux arts de la scène au CNCS, dit « La Scène ».

Cette initiative, témoignant de l’engagement politique envers les métiers des arts de la scène, représente indéniablement une avancée positive pour notre secteur.

Cependant, il faut rappeler que cette création, ouverte au public depuis 8 mois, n’est toujours pas officiellement inaugurée.

Nous ne pouvons manquer de constater une certaine indifférence envers les créateurs et conseillers de ce nouveau département du CNCS ainsi que l’absence des professionnels de l’écosystème absents lors de cette visite officielle.

Nous encourageons donc vivement le ministère à organiser une inauguration officielle, réalisée avec le respect dû aux différents acteurs, mettant en lumière l’ensemble des talents qui ont œuvré à la concrétisation de  “ La Scène “.  

Cet événement permettrait de souligner l’importance qu’accorde l’État aux arts de la scène et de rendre hommage aux artistes : scénographes de spectacle vivant, d’expositions et d’équipements, créateurs et créatrices de costumes et de lumières, ainsi que de tous les métiers d’arts impliqués dans la construction des décors et des costumes. 

Après l’absence déjà remarquée de scénographe en juin dernier pour représenter la France à la Quadriennale de scénographie de Prague, nous ne pouvons accepter, une fois de plus, ce manque de reconnaissance pour nos métiers et savoir-faire

Dans le tumulte du monde, Madame la Ministre, nos métiers créatifs et agiles ne sont pas désuets, aujourd’hui en pleine transition environnementale pour créer autrement, ils participent à la dynamique des Industries culturelles et créatives tant en France qu’à l’international.

C’est pourquoi nous restons disponibles pour collaborer à la mise en place d’une célébration culturelle significative sur le territoire bourbonnais valorisant la contribution des artistes et techniciens français au CNCS.

domestiquer l’IA Intelligence Artificielle

l’ IA dites génératives est capables de créer, à partir d’une simple instruction écrite, du texte. Plutôt que de la rejeter nous avons demandé à ChatGPT l’avis de l’UDS:

« L’avis d’un scénographe sur l’IA peut varier en fonction de son expérience et de sa vision artistique. Certains scénographes peuvent voir l’IA comme un outil créatif puissant qui peut être utilisé pour repousser les limites de la conception scénique, tandis que d’autres peuvent craindre que l’automatisation puisse réduire le rôle de l’artiste dans le processus créatif.

L’IA offre des possibilités de collaboration, d’automatisation et de génération d’idées, mais elle soulève également des questions sur l’authenticité et la créativité humaine. L’avis d’un scénographe sur l’IA dépendra donc de sa perspective personnelle et de la manière dont il envisage son utilisation dans son travail.

La question de savoir si l’Union des scénographes doit soutenir l’investissement dans l’IA dépendra des valeurs, des priorités et des opinions des membres de l’union. Voici quelques facteurs à considérer : Créativité et Innovation : L’IA peut être un outil puissant pour stimuler la créativité et l’innovation dans la scénographie. Si les membres estiment que l’IA peut enrichir leurs pratiques artistiques, l’union pourrait soutenir son utilisation.

Formation et Ressources : L’union pourrait envisager de fournir des ressources, de la formation et des informations sur l’IA aux scénographes afin de les aider à comprendre comment l’intégrer dans leur travail.

Éthique et Emploi : Les questions d’éthique et d’impact sur l’emploi peuvent être préoccupantes. L’union pourrait souhaiter aborder ces problématiques et défendre des politiques qui garantissent que l’IA soit utilisée de manière éthique et qu’elle n’affecte pas négativement les opportunités de travail pour les scénographes.

Collaboration : L’IA peut favoriser la collaboration interdisciplinaire. L’union pourrait encourager les scénographes à travailler en tandem avec des experts en IA pour explorer de nouvelles possibilités artistiques. »

texte généré par ChatGPT

CONSTRUIRE LA DURABILITÉ DE NOS EXPOSITIONS

Comment envisager et concevoir des productions culturelles qui prennent en compte l’urgence environnementale et s’inscrivent dans une démarche écologique et solidaire ? Comment réduire l’empreinte écologique des expositions ? Quels nouveaux modèles de production ? Quelles méthodes, principes et expérimentations ?

différents guides de bonnes pratiques et de méthodologie, des idées hors normes pour créer autrement nos expositions.

Les métiers au service de la conception et de la production des expositions sont en pleine reconfiguration dans l’optique de concilier activité et pratiques professionnelles avec les enjeux liés au développement durable et à l’éco-responsabilité. Comment concilier les impératifs de réalisation d’une exposition avec ceux de la conservation préventive ? Comment soutenir la qualité esthétique des ouvrages de scénographie tout en intégrant des critères de durabilité et de réemploi ?  Quelles sont les recommandations actuelles dans ces domaines ?

Le changement dans les comportements liés à la transition écologique ne se réduit pas à agir sur notre empreinte carbone et passe avant tout par la mise en place de pratiques professionnelles éco-responsables. L’accompagnement au changement dans la gestion des projets d’expositions en fait partie.

L’éco-conception des expositions, qui s’inscrit au coeur de la transition des musées, interroge et implique d’importants changements dans leur mise en oeuvre : comment acheter mieux et moins ? Comment réemployer, trier et recycler ? Comment former les équipes et impliquer les prestataires et fournisseurs dans cet effort ? La chronologie et la méthodologie des expositions doivent-elles changer (travailler plus en amont et plus en aval, de manière beaucoup plus interactive entre commissaires, scénographes, prestataires et publics) ? Comment permettre le réemploi et où stocker le matériel ? Doit-on réduire le nombre d’oeuvres empruntées et limiter l’éloignement de leur provenance ? Des productions et des dispositifs numériques peuvent-ils se substituer en partie aux oeuvres physiques ? Comment favoriser les co-convoiements, limiter la production de caisses de transport, encourager les constats d’état en «distanciel » ? Si l’éco-conception coûte plus cher, comment se répartit l’éventuel surcoût entre les différents corps de métiers impliqués alors que leurs intérêts économiques peuvent être contradictoires ?

  • Structurellement se pose pour les musées la question de la gestion de leurs sites et de leurs collections :politique de gestion des déchets
    (« waste management »), consommation électrique del’éclairage, isolation thermique des bâtiments,
    conditions climatiques et hygrométriques de
    conservation des oeuvres, matériel nécessaire à la conservation préventive et au stockage des oeuvres.

Guide d’universcience:

Guide Palais des Beaux arts de Lille :Un musée en transition, guide pratique de l’éco-conception.

Guide Paris Musée : Développer l’économie circulaire dans les lieux culturelsparisiens.
Ville de Paris.

Site le Corbusier:

Quelques ressources bibliographiques

Guide du développement durable pour les muséescanadiens.
(2006).

Guide on Museums and the Sustainable DevelopmentGoals.
Curating Tomorrow. (2019).

Cérémonie des Molières

Nous, membres de

l’Union des Scénographes (UDS),

de l’Union des Créateurs Lumières (UCL)

et d’un collectif de compositeurs et créateurs sonore,

remercions vivement le Conseil d’Administration de l’Académie des Molières de nous avoir consacré plus de la moitié du procès verbal de leur réunion du 18 janvier 2023. Cela indique clairement que notre demande d’une meilleure exposition de nos métiers lors de la remise des prix des Molières est inéluctable.

Cependant, nous récusons vivement la possibilité, lancée lors d’une conversation à bâtons rompus, d’être tout simplement écartés de la cérémonie des Molières et cantonnés à un événement annexe que, de surcroît, nous devrions financer.

L’Académie des Molières ne souhaite pas consacrer de temps aux équipes artistiques lors de la cérémonie. Cependant, à quoi ressemblerait le théâtre sans ces professionnels ?

Jouer sur un plateau nu,

Avec des comédien.ne.s dévêtu.e.s

Sous une Lumière ténue

Et une musique disparue.

L’objectif de la cérémonie des Molières est bien de mettre en avant le mérite des artistes afin de valoriser leur travail, de promouvoir le théâtre français et de donner le goût aux téléspectateurs d’aller au spectacle. C’est l’occasion d’offrir une vision d’ensemble des métiers de la scène et de faire la lumière sur le travail de ces figures de l’ombre, généralement méconnues du grand public.

Nous demandons à l’Académie des Molières de tout mettre en œuvre pour valoriser chacune des disciplines représentées dans l’équipe artistique : scénographie, création costumes, création lumières, création musicale et sonore, lors de la cérémonie des Molières, tout comme cela se fait depuis toujours dans nos pays voisins. N’en faisons pas une exception culturelle française

Etude sur les métiers de la conception et du suivi de réalisation d’expositions culturelles

Dans le cadre de son affiliation à la Fédération Cinov, XPO Fédération des Concepteurs d’Expositions a copiloté une étude inédite de l’OPIIEC – Observatoire des métiers du numérique, de l’ingénierie, du conseil et de l’évènement, sur « Les besoins en emploi et compétences des métiers de la conception et réalisations d’expositions culturelles ».

Les professionnels de la branche des Bureaux d’études font partie intégrante de cet écosystème composé d’acteurs divers et variés, intervenant dans la conception et la réalisation d’une exposition culturelle. Retrouvez dans cette étude l’ensemble des différents acteurs de cet écosystème.
Cette étude a permis d’identifier pour la première fois le poids des expositions culturelles en France et d’étudier, au sein de cet écosystème, les métiers et les compétences prioritaires à développer des acteurs de la branche des Bureaux d’études.

Tout d’abord, qu’est-ce qu’une exposition culturelle ?

L’exposition est un dispositif intellectuel et spatial, pratiqué par des visiteurs et dont l’objectif est de favoriser leur rencontre avec des œuvres humaines ou de la Nature, des thématiques (historiques, sociologiques, scientifiques, …), des patrimoines (matériels et immatériels) ou des territoires.

Il existe différents types d’expositions : permanentes, temporaires, semi-permanentes, itinérantes, virtuelles. Retrouvez tous ces concepts dans l’étude ci-contre.

Environ 12 300 expositions culturelles par an en France d’après nos estimations pour 117 millions de visiteurs en 2019 (musée et hors musées).

Comment interviennent les professionnels du Numérique, de l’ingénierie, du conseil et de l’Evènement dans le secteur des expositions culturelles ?

L’organisation d’une exposition culturelle : mode projet

Tout comme l’ingénierie de construction, les projets de conception et réalisation d’une exposition sont structurés autour de phases bien précises et autour d’une organisation en mode projet. Les professionnels de la branche des Bureaux d’études peuvent intervenir à différentes phases de la conception et du suivi de réalisation d’une exposition aussi bien en maîtrise d’ouvrage qu’en maitrise d’œuvre. Nous les retrouvons cependant principalement dans la conception.

Transition environnementale et transition numérique : métiers en croissance dans les expositions culturelles

Sur les 50 métiers identifiés dans l’écosystème des expositions culturelles, une vingtaine peut être exercée par des professionnels du Numérique, de l’Ingénierie, du Conseil et de l’Evènement : muséographe, scénographe, concepteur de contenus audiovisuels, multimédia et numérique, programmiste, ingénieur technique, économiste, consultant en environnement/écoconception, …

Les métiers qui anticipent la plus forte croissance sont ceux qui interviennent le plus sur la transition environnementale de l’exposition ou l’intégration croissante du numérique.

Retrouvez dans le rapport d’étude ci-contre les métiers impactés par les différents facteurs d’évolution de l’exposition, tant technologiques, écologiques que sociétaux et économiques.

Les compétences clés à développer dans le secteur de l’exposition culturelle face à ces nouvelles tendances 

6 grands domaines ont été identifiés comme prioritaires : notamment la gestion de la problématique environnementale, le management/gestion de projets, la gestion budgétaire, l’expérimentation des innovations numériques ou encore la compréhension des attentes des publics grâce au développement des sciences cognitives.  

Retrouvez également dans l’étude l’ensemble des compétences prioritaires à développer ainsi que la description des métiers par compétences sous forme de fiche métiers.  

Concernant les formations et parcours menant aux métiers du secteur, il a surtout été constaté un manque de visibilité de l’offre.

Un effort de structuration du secteur et des métiers de l’exposition culturelle à poursuivre

Ainsi, les expositions culturelles contribuent, d’après les estimations de l’étude, directement ou indirectement à près de 10% du poids économique de l’activité culturelle en France. Malgré ce poids économique, les métiers et les professionnels en charge de la conception et suivi de la réalisation restent souvent mal identifiés, pas assez reconnus comme une industrie créative et culturelle à part entière.

pour télécharger l’étude , la note de synthèse et le rapport complet toutes les infos sur le site de l’OPIIEC :Observatoire des métiers du numérique, de l’ingénierie, du conseil et de l’évènement

https://www.opiiec.fr/etudes/138722

Les scénographes et les créateurs de Costumes des Artistes -Auteurs

L’UDS a soutenu et défendu les scénographes et les créateurs de costumes en qualité d’artiste auteur. Cette instruction est désormais stabilisée , nos métiers sont donc reconnus pour faciliter les déclarations de revenus et droit d’auteurs au sein de l’URSSAF Limousin

Nous vous informons de la signature par le directeur de la sécurité sociale et le directeur général de la création artistique de l’instruction interministérielle relative aux revenus tirés d’activités artistiques relevant de l’article L.382-3 du code de la sécurité sociale.

Cette instruction, prise pour l’application du décret n°2020-1095 du 28 août 2020, a, pour mémoire, été réalisée dans le cadre d’un travail commun entre le ministère de la culture et le ministère en charge de la sécurité sociale à la suite d’un important travail de concertation.

Nous vous transmettons également, la version finale de la nomenclature d’activités artistiques, qui complète les deux nomenclatures intégrées à l’instruction.

l’instruction interministérielle n°DSS/5B/DGCA/2023/6 du 12 janvier relative aux revenus tirés d’activités artistiques relevant de l’article L382-3 du code de la sécurité sociale a été publiée au Bulletin Officiel de la Santé (p. 149).

Elle sera publiée au prochain Bulletin Officiel du ministère de la Culture du mois de février.

la Sécurité sociale des artistes auteurs a été agréée pour gérer votre régime de sécurité sociale en lien avec vos activités artistiques. La Sécurité sociale des artistes auteurs reprend la gestion du régime social des artistes-auteurs initialement confiée à l’Agessa et la branche sécurité sociale de la Maison des artistes. 

Les revenus artistiques dits « principaux » sont ceux tirés de la conception ou de la création, de l’utilisation ou de la diffusion d’une oeuvre, lorsque ces activités ne sont pas exercées dans les conditions mentionnées à l’article L. 311-2 du code de la sécurité sociale, soit sous la forme du salariat. Listés à l’article R. 382-1-1 du code de la sécurité sociale et détaillés à l’annexe 1,

Vous trouverez le Bulletin Officiel du ministère de la Santé