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Journées professionnelles sur les métiers de l’exposition,

Paris, 15/11/2019 et 17/01/2020

Les deux journées des 15 novembre 2019 et 17 janvier 2020, consacrées aux métiers de l’exposition, ont été organisées par le Service des musées de France (SMF) de la direction générale des Patrimoines, en collaboration avec l’Institut national d’histoire de l’art (INHA). La première journée portait sur la définition des métiers, et sur les relations de ces derniers avec la commande publique ; la seconde journée proposait une exploration de deux thématiques : les technologies innovantes mises au service de l’exposition et la problématique de l’éco-conception. En voici les restitutions sonores et textuelles.

Présentation des journées

Les 15 novembre 2019 et 17 janvier 2020 se sont tenues à l’auditorium de la Galerie Colbert (Paris) deux journées professionnelles organisées par le Service des musées de France (SMF) de la direction générale des Patrimoines, en collaboration avec l’Institut national d’histoire de l’art (INHA). A la suite du rapport sur « Les Musées du XXIe siècle » et des Assises des métiers des musées qui se sont tenues en 2017, ces deux journées étaient consacrées aux métiers de l’exposition appréhendés sous plusieurs angles :
– la première journée portait sur la définition des métiers, et sur les relations de ces derniers avec la commande publique ;
– la seconde journée proposait une exploration de deux thématiques : les technologies innovantes mises au service de l’exposition et la problématique de l’éco-conception.

Elles ont notamment eu pour objectif de rendre possibles les témoignages et échanges entre professionnels de différents statuts et origines qui œuvrent ensemble à préparer et concevoir une exposition permanente ou temporaire.

Parmi les professionnels du sujet réunis dans le cadre de ces journées, figuraient notamment des commissaires d’exposition, muséographes, scénographes, architectes, maîtres d’ouvrages, spécialistes des marchés publics de collectivités locales ou nationales et étudiants. Ainsi, près de 350 personnes ont assisté aux deux journées et ont ainsi pu échanger sur des thèmes variés, complémentaires et assurément très porteurs, à la fois par le biais de présentations générales et de quatre tables rondes dédiées.

De multiples intervenants ont pu évoquer des projets d’envergure différente, à Paris ou en région. Les musées et les associations professionnelles se sont mobilisés autour de ces thèmes, de manière à embrasser la diversité du territoire.

Comité d’organisation

Anne-Solène Rolland, cheffe du Service des musées de France

Laetitia Barragué-Zouita, bureau des réseaux territoriaux, sous-direction de la politique des musées, Service des musées de France
Jean-Jacques Bravo, scénographe, vice-président de l’association Les scénographes XPO
Isabelle Cabillic, cheffe du bureau de l’innovation et du conseil technique, sous-direction de la politique des musées, Service des musées de France
Christophe Clément, adjoint au sous-directeur de la politique des musées, Service des musées de France
Samuel Cordier, conservateur du patrimoine, sous-direction de la politique des musées, Service des musées de France

https://www.culture.gouv.fr/Sites-thematiques/Musees/Les-musees-en-France/Les-politiques-des-musees-de-France/Colloques-et-journees-d-etudes-des-musees-de-France/Journees-professionnelles-sur-les-metiers-de-l-exposition-Paris-15-11-2019-et-17-01-2020

La filière Exposition, 100 millions de visiteurs par an, grande oubliée du plan de relance

COMMUNIQUE DE PRESSE XPO
Le 17 septembre 2020
Plan de relance Culture :

La Fédération des concepteurs d’expositions (XPO) déplore que le diagnostic et les mesures programmées dans le plan de relance sur la culture omettent totalement l’écosystème des expositions, filière d’excellence dont le savoir-faire est reconnu dans le monde entier.

Ce ne sont pas les centaines de millions versés aux grands établissements nationaux qui vont relancer l’économie des 1100 musées1 français et des milliers de monuments historiques ouverts au public, économie basée sur la fréquentation de leurs expositions permanentes et temporaires frappée de plein fouet par la crise sanitaire.


La fermeture des musées, des expositions et des monuments, le report du calendrier – voire l’annulation – des expositions à venir pour les prochaines années, ainsi que la contraction du nombre d’appels d’offres publics à venir portent un grave préjudice économique à l’écosystème d’entreprises créatives qui collaborent avec les institutions culturelles françaises et internationales, tout autant qu’avec les « petits musées ».

La French Expo est composée d’un écosystème de TPE et PME présents sur tout le territoire, dotées d’un fort savoir-faire reconnu à l’international, particulièrement agiles et innovantes et rompues à la collaboration transdisciplinaire : producteurs d’expositions, commissaires, muséographes, architectes, scénographes, designers graphiques, ingénieurs et designers multimédia, concepteurs lumière, designers de manipes, socleurs, producteurs des contenus multimédia et numériques, documentalistes, réalisateurs et toute la chaîne de production, entreprises d’agencement, de vitrines, d’équipement audiovisuel, d’éclairage, de signalétique, d’assurance, de transport et d’installation des collections, plateformes d’itinérance,… tous donnent forme et corps au projet d’un commanditaire, public comme privé, au bénéfice de visiteurs toujours plus nombreux.

L’exposition est d’utilité publique, c’est « un dispositif intellectuel et spatial, pratiqué par des visiteurs et dont l’objectif est de favoriser leur rencontre sensible avec des oeuvres humaines ou de la Nature, des thématiques (historiques, sociologiques, scientifiques…), des patrimoines (matériels et immatériels) ou des territoires. L’exposition est un média et une production culturelle à part entière, une oeuvre de collaboration. »

Rappelons que 100 millions de visiteurs fréquentent chaque année les musées en France (en comparaison, 200 millions de spectateurs au cinéma). La French Expo est une filière d’excellence, génératrice de tourisme, exportatrice dans le monde entier. Elle est aujourd’hui dans une immense fragilité. Beaucoup de ses petites entreprises risquent de ne pas survivre face à la conjoncture. Elles n’ont ni système d’intermittence, ni aides spécifiques de l’état. Confrontées à une situation de crise en cette rentrée incertaine, elles s’inquiètent pour leur avenir et pour l’insertion professionnelle des jeunes et futurs diplômés. Ces difficultés risquent de ralentir le dynamisme de la French Expo et de voir disparaitre des savoir-faire spécifiques.

Le 12 mai dernier, la fédération XPO, affiliée au CINOV et rassemblant les associations professionnelles de concepteurs d’expositions, publiait une tribune dans Le Monde et lançait un appel3 à la reconnaissance et au soutien de cette filière, signé par plus de 500 professionnels du public et du privé.

Nous appelons le Ministère de la Culture, ainsi que les institutions publiques productrices d’exposition et dépendant d’autres ministères (Enseignement supérieur et recherche, Défense, Cohésion des territoires, Europe et Affaires étrangères/ Tourisme, Éducation nationale, etc.) à organiser, avec tous les acteurs de la filière, un New Deal pour définir ensemble les contours méconnus de cet écosystème actif sur l’ensemble du territoire en lançant un rapport pour les qualifier, les quantifier et en montrer les réelles retombées économiques, sociales et sociétales. Des États généraux de l’exposition, avec tous les acteurs publics et privés, permettront de définir la nature des aides à apporter à toutes les composantes de l’écosystème et de lancer la réflexion sur les transformations profondes à opérer.


L’exposition, lieu de convivialité, de partage et de transmission de valeurs par excellence, doit se repenser pour répondre aux besoins de notre société en pleine mutation, elle ne pourra le faire sans l’ensemble des acteurs de son écosystème.

https://www.xpofederation.org

La remise d’échantillons, de maquettes pour les marchés publics

Suite aux nombreuses mobilisations des acteurs de la communication, le @Economie_Gouv précise les règles de remise de maquettes et autres prestations intellectuelles dans le cadre de la passation des marchés publics.

La remise d’échantillons, de maquettes et de prototypes dans le cadre de la passation des marchés publics .

Compte tenu des spécificités de certains appels d’offres et afin de permettre à l’acheteur de comparer les capacités des candidats ou les offres remises par les soumissionnaires, la réglementation de la commande publique permet d’exiger des opérateurs économiques la production d’échantillons, de maquettes ou de prototypes.Lorsque ces demandes nécessitent un investissement significatif des candidats ou des soumissionnaires, elles doivent donner lieu au versement d’une prime.

Bercy a rédigé une fiche technique pour encadrer la remise d’échantillons, maquettes et prototypes, et elle va complètement dans notre sens et précise l’article R2151-15 du code de la commande publique qui était floue jusqu’à présent. En résumé il est dit que toute remise de prestation intellectuelle constitue un effort significatif au sens de la loi, donc que l’acheteur public à l’obligation de verser aux candidats une prime dont le montant doit être a minima égal à 80% du travail demandé.

Fiche technique : La remise d’échantillons, de maquettes et de prototypes dans le cadre de la passation des marchés publics (PDF – 1,8 Mo) Article R. 2151-15 du code de la commande publique

1.4 L’obligation de versement d’une prime en cas d’investissement significatif Lorsque les demandes d’échantillons, de maquettes ou de prototypes nécessitent un investissement significatif des candidats, elles doivent donner lieu au versement d’une prime dont le montant doit être indiqué dans les documents de la consultation12.

A contrario, l’acheteur peut demander, dans le cadre d’un marché publics de services juridiques de représentation, sur le fondement du 4° de l’article R.2123-1 du code de la commande publique , que l’offre soit accompagnée, sans contrepartie financière, d’un avis juridique en rapport avec l’objet et l’importance du marché public, lorsque cette prestation ne représente pas un investissement significatif.

L’acheteur veillera toutefois à s’inspirer des dispositions applicables aux autres marchés publics en prévoyant le versement d’une prime, afin d’assurer la plus large mise en concurrence possible.

L’investissement peut être considéré comme significatif lorsque les charges générées par la présentation d’échantillons, de maquettes ou de prototypes sont sensiblement plus élevées que celles généralement supportées par les candidats ou soumissionnaires aux marchés publics et que cette différence, si elle n’était compensée par le versement d’une prime, aurait pour effet de dissuader les candidats potentiels de participer à la procédure.

Il appartient à l’acheteur de déterminer le niveau adéquat de la prime, en fonction du montant du marché public et de l’investissement supporté par les opérateurs économiques dans l’élaboration de leur candidature ou de leur offre afin d’assurer une juste compensation financière du coût des échantillons fournis. Le montant de la prime n’a pas à être strictement égal au coût exposé par le candidat ou soumissionnaire. Il doit, cependant,être suffisant pour amortir son investissement financier.Le caractère suffisant de la prime permet ainsi de garantir le respect des principes de la commande publique et notamment les principes de libre concurrence et d’égalité de traitement.

APPEL À LA CRÉATION DU CENTRE NATIONAL DE L’EXPOSITION

Le 12 mai, la Fédération XPO publiait une tribune dans Le Monde (ci-dessous) pour appeler à la création d’un Centre National de l’Exposition sur le modèle du CNC, du CNL ou du CNM. Une agence publique autonome, à la croisée des ministères concernés. Sa mission ? Soutenir l’ensemble de la chaîne de l’exposition (privée et publique) à tous les niveaux : veille à échelle nationale et internationale, dialogue inter-métiers, public / privé, formation , directives sur des bonnes pratiques, mutualisation des ressources, gestion des relations internationales du secteur… Le Centre National de l’Exposition devient la référence, la « French Expo », un pont entre les acteurs et, de fait, agit comme un accélérateur des mutations en cours dans le monde de la culture et de l’éducation .

Pour lire la suite: APPEL A LA CREATION DU CNE

Dans une tribune au « Monde », les concepteurs et organisateurs d’expositions, en grande fragilité économique du fait de l’épidémie de Covid-19, appellent les pouvoirs publics à la création d’un Centre national de l’exposition, sur le modèle du Centre national du cinéma, pour valoriser leur savoir-faire. Publiée dans Le Monde, 12 mai

https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/05/12/expositions-temporaires-et-permanentes-nous-sommes-une-filiere-d-excellence-dynamisons-la-reinventons-le-musee-pour-tous_6039408_3232.html

nous demandons donc la création d’un Centre national de l’exposition

Dans une tribune au « Monde », les concepteurs et organisateurs d’expositions, en grande fragilité économique du fait de l’épidémie de Covid-19, appellent les pouvoirs publics à la création d’un Centre national de l’exposition, sur le modèle du Centre national du cinéma, pour valoriser leur savoir-faire.

Scénographier l’art

Au croisement de l’architecture et des arts, la scénographie devenue aujourd’hui un art à part entière ne se circonscrit plus à l’espace scénique.
Cet ouvrage propose d’étudier, de 1939 à nos jours :
– l’évolution du concept de scénographie, du rapport entre l’œuvre d’art et son environnement, depuis l’espace scénique jusqu’à l’espace public en passant par le milieu muséal.
– des exemples d’œuvres, d’installations et d’événements d’art contemporain, de collaborations entre artistes et scénographes.
Susanna Muston, Marcel Freydefont, Emmanuelle Gangloff
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