Magiciens du vide splendide – L’espace

Rencontre avec Guy-Claude François

Est-ce que tu peux parler de ta rencontre avec le Théâtre du Soleil ?

J’étais directeur technique, directeur de scène du Théâtre Récamier où le Théâtre du Soleil a joué son second spectacle, Capitaine Fracasse. Là j’ai rencontré à la fois ma femme et le Théâtre du Soleil, et je les ai suivis – non pas immédiatement – mais environ six mois ou un an plus tard lorsqu’ils étaient installés au Cirque Medrano parce que je sentais un peu confusément que c’était vraiment une forme de théâtre qui me convenait. Le Théâtre du Soleil s’exprimait dans des théâtres d’architecture classique et je sentais qu’il y avait cette espèce de désir, de volonté de sortir du cadre de la scène traditionnelle, sans pour autant que ce soit exprimé de part et d’autre de façon très précise dans sa théorie…

“Je crois même que le théâtre est vraiment à la fois la sublimation et la réalisation de l’unité de la poésie et de la technique”

On a l’impression qu’il y a deux parties dans ton métier…

Je suis quasiment un des seuls à faire cela dans ce métier, j’ai toujours suivi deux filières parallèles : la technique et la scénographie au sens artistique du terme ; je n’ai jamais renoncé à cette dualité. A l’heure actuelle, je l’assume non plus comme directeur technique et comme décorateur, mais comme scénographe d’architecture – je construis des théâtres – et décorateur. J’ai toujours tenu à cela parce que les deux sont vraiment intimement liés. Je crois même que le théâtre est vraiment à la fois la sublimation et la réalisation de l’unité de la poésie et de la technique.

Tu ne travailles plus maintenant exclusivement pour le Théâtre du Soleil ?

Non, maintenant j’y travaille pour les décors. Je prépare les tournées : les tournées se font dans des lieux qui ne sont pas prêts pour ce genre d’accueil et la nécessité d’aménager chacun des accueils, ou plus exactement, de les adapter à nos besoins me conduit à préparer le passage du Théâtre du Soleil dans chacun des lieux que l’on rencontre.

J’ai l’impression, que comme pour les masques, la notion de scénographie au Théâtre du Soleil est tout à fait fondamentale.

La théorie  » sortir du cadre de la scène  » (à une période où ce n’était pas une chose courante) a été, au Théâtre du Soleil, véritablement assumée, dans la mesure où chaque spectacle supposait une architecture nouvelle. Il ne s’agissait pas de mettre les spectateurs dans un coin et pour un autre spectacle de les mettre dans un autre coin. Il s’agit véritablement de construire une salle – une aire scénique, pourrait-on dire – qui soit conçue dans l’esprit du spectacle qui est à monter.

C’est une chose qui est impensable dans d’autres systèmes, ou dans d’autres institutions, et c’est là aussi qu’était la nouveauté : cette démarche entraînait et supposait à la fois une autre conception, aussi bien de la vie que de la pratique artistique qui devenait ainsi  » quotidienne  » et tout à fait pragmatique. J’en ressens beaucoup en ce moment toute la richesse quand je suis appelé à faire des décors dans d’autres théâtres qui sont tout ce qu’il y a de plus classique, ils me donnent du plaisir à créer mais ils me frustrent beaucoup lorsqu’il s’agit de traverser cette espèce de zone que j’avais oubliée : la séparation de l’acteur et du spectateur.

Cela dit, il y a deux types de séparation. Il y a la séparation physique qui est obtenue par l’architecture ; dans certains théâtres c’est une séparation absolument inéluctable. Et puis il y a la séparation due à la dramaturgie.

Au Théâtre du Soleil, il y’ a eu des spectacles où la mise en contact presque sensuelle des acteurs et des spectateurs, comme pour 1789, faisait partie, non pas de la mise en scène, mais de la dramaturgie de l’histoire, alors que dans d’autres spectacles, comme, par exemple, les Shakespeare, la séparation est plus volontaire.

“Un espace pur”

Comment en êtes-vous venus, toi et Ariane, à ce type de  » scène « , de plateau, d’architecture ?

Il s’agissait de trouver un espace qui soit un espace pur, tout simplement, c’est-à-dire qui ne comporte que les éléments indispensables à l’expression de l’acteur, dans le code défini par Ariane : celui du théâtre asiatique : cette forme d’expression théâtrale est pour elle celle qui représente le mieux, à l’heure actuelle, la force dont Shakespeare a besoin.


“L’origine des idées”

Quant à l’origine des idées proprement dit, il faut quand même dire d’abord, que le théâtre en soi, est l’expression même de la communauté créatrice, à l’encontre de la sculpture ou de la peinture, par exemple ; celles-ci sont des démarches qui consistent à confronter un homme à une matière qu’il doit maîtriser, qu’il doit contrôler.

Le rôle du metteur en scène c’est, de son côté, de garder une espèce de ligne pure du concept de base dont il est souvent l’auteur, et d’utiliser les talents et les connaissances des uns et des autres.

A partir du moment où il y a cette espèce d’amalgame, il est possible, mais en même temps, injuste, de dire que telle idée précise appartient à telle personne, dans la mesure où cette idée-là est amenée par une autre idée et parfois par une contrainte. Il faut ajouter que l’architecture du plateau des Shakespeare emprunte au théâtre Kabuki ses passerelles latérales, sa disposition, ses couleurs, même si nous les avons adaptées. Ce que nous avons apporté, c’est peut-être une autre organisation architecturale. Au Théâtre du Soleil on a maintenant une grande habitude d’adaptation aux architectures différentes de celles dans lesquelles on s’exprime habituellement.

Quand Ariane m’a parlé pour la première fois du code théâtral japonais, j’ai commencé par dessiner un grand soleil. Et ça a tout de suite marché. La chute des toiles, elle aussi, est inspirée du théâtre japonais. Et pour moi, leur chute comme leur matière sont aussi importantes que ce qu’elles représentent. Par exemple l’idée de mettre de la feuille d’or sur de la soie est bonne ; la matière métallique a tendance à faire oublier l’aspect peut-être artificiel, peut-être léger, peut-être superficiel, que peut avoir une toile de soie. Les gens ne savent pas que c’est de la feuille d’or, du métal, mais ils sentent qu’il y a quelque chose qui ne trompe pas. Le résultat n’aurait pas été le même avec de la peinture d’or. Il existe des choses sur lesquelles on ne peut pas tricher ; plus exactement, le théâtre étant une grande tricherie, disons que c’est avec cette tricherie là qu’il ne faut pas tricher.

Y a-t-il une évolution ou une transformation de la scénographie du Théâtre du Soleil ?

Il y en a une surtout par rapport aux acteurs. C’est une certaine façon de privilégier leur travail. Je n’ai rien contre. La tendance actuelle, au contraire, consiste (elle a d’ailleurs été déjà éprouvée au Théâtre du Soleil) à mettre en images plutôt qu’à mettre en scène au sens dramaturgique du terme.

Le Théâtre du Soleil évolue dans un sens où l’acteur a besoin d’un support scénographique certainement beaucoup plus allégorique, plus métaphorique, qu’il n’était jusqu’alors.

Et quels sont tes rapports avec la troupe en général, maintenant que tu es en retrait ?

C’est vrai que ma position est tout à fait différente dans la mesure où je n’y suis plus de façon permanente. Ce n’est pas du tout que je refuse l’idée de troupe, mais il y a un moment où on se dit : “c’est construit, ça y est” ; et puis il y a un autre sentiment très important, il faut être très clair là-dessus et très honnête : c’est qu’on a envie de se faire connaître. Je ne parle pas de la reconnaissance sociale habituelle. Je n’y tiens pas du tout. Mais à un moment donné, on a envie d’être soi-même et de ne pas être tout simplement quelqu’un à l’intérieur d’une troupe.

Quant à l’expérience architecturale il est vrai que maintenant je regarde l’espace, celui de la rue, comme celui du désert, avec des yeux tout à fait différents, c’est pour moi une véritable découverte et cela à partir du Théâtre du Soleil. Beaucoup de scénographes n’ont jamais ce souci parce qu’ils travaillent dans un cadre trop restreint.

Tu es très préoccupé par la question de l’espace : il s’agit presque de construire un vide.

Même la conception d’un élément dur, d’un élément solide serait le support d’une réunion tout à fait intangible : celle d’un homme qui raconte une histoire à quelqu’un d’autre. Cette espèce de rencontre est tout à fait inquantifiable.

“Une réunion tout à fait intangible : celle d’un homme qui raconte une histoire à quelqu’un d’autre”

Le Théâtre du Soleil ne m’a pas imposé comme une espèce de spécialiste des espaces vides. C’est plus une valeur des choses que j’y ai apprise. C’est une expérience qui est à mon avis unique et ne se reproduira pas.

Entretien réalisé le 6 avril 1984.
« Magiciens du vide splendide », Fruits, n°2/3 (« En plein soleil »), juin 1984, pp. 58-62

La journée mondiale du Théâtre 2021

La journée mondiale du Théâtre le 27 Mars, nous donne l’occasion de célébrer le Théâtre dans toute la multiplicité de ses formes et à travers le monde.

Mais en cette année 2021, rideaux en berne et portes closes, les acteurs et les troupes peinent aujourd’hui à trouver places car nous n’avons plus espaces ni parterres à qui s’adresser.

Dès le début de la crise sanitaire, les théâtres, les musées, les salles de spectacles, ont fermé leurs portes mais ont su se rendre accessibles en démultipliant les initiatives sur les réseaux sociaux. À toute heure, depuis notre canapé, dans la chambre, la salle de bain ou la cuisine, nous sommes invités à découvrir les artistes se réinventer en ligne.

Mais il est faux de croire que la télévision, internet, les captations, les podcats… permettent de transmettre l’expression et l’énergie créative du spectacle vivant.

Car le théâtre fait partie intégrante de la vie de la cité, c’est un ilot important, il est la seule expression où l’homme s’adresse directement à un autre homme, un lieu unique et inimitable ou l’on raconte des histoires, un lieu de rencontre, un espace ou l’existence humaine se dépasse pour témoigner sur le monde, sur la société et de ses tragédies, sur l’Homme, sur son amour et sur sa haine.

Il existe  bien une spécificité du travail de l’artiste par rapport à l’ensemble des autres travaux, l’artiste crée pour produire une œuvre qui forme et réalise sa singularité.

Les gens du spectacle sont difficiles à satisfaire, car ils ne se contentent pas d’un gain abondant lorsque leur travail est mêlé de plaisir et participe de leur bonheur et de leur accomplissement.

En ce mois de Mars, les circonstances sont contre nous, entre rêves déçus, espoirs avortés, attentes inutiles, pourtant un devoir nous presse, nous, hommes et femmes de théâtre nous avons reçu un héritage du passé et nous en sommes responsable devant les artistes et le public de demain.

Pour l’UDS il n’est pas permis de se conforter à un sentiment général de déclin, de se résigner dans un réalisme qui mènerait à la passivité quand nous vivons une des périodes historiques les plus fascinantes et les plus vertigineuses. Quand l’avenir change d’horizon, il nous faut reprendre la main sur le temps, se doter de repères, oser prendre des risques, pour ouvrir le champ des possibles.

Le monde du théâtre doit être le vainqueur de cette crise, parce qu’il montre l’avenir comme un dialogue serein entre les individus et les sociétés.

À l’heure où nous écrivons ces lignes, nous rêvons à celle où nous serons à nouveau réunis dans l’obscurité des salles et des 1000 plateaux.

le président de l’UDS

Recueil Machinerie Scénique

INTERVIEW de Raphaël Munoz,

5 questions à Raphaël Munoz, gérant de REGL’ARTECH

► Raphaël, pourquoi avoir écrit ce Recueil Machinerie Scénique Législation ?

J’ai écrit ce recueil, suite à la demande du centre de formation La Filière CFPTS CFASVA, afin de remettre à jour un support de cours existant portant sur la législation Accroche et Levage.

Vu le manque de documents parlant essentiellement de la législation sur le levage dans le monde du spectacle, le format du type « recueil » m’est apparu comme étant le plus efficace. Il permet à l’utilisateur/lecteur d’appréhender globalement les différentes obligations et recommandations émises sur un même sujet et ainsi faciliter une prise de décision ciblée dans chaque situation de travail rencontrée.

► Que comprend ce Recueil ?

Ce recueil regroupe et présente des extraits de textes législatifs (Code du travail, règlements ERP…) et mémentos applicables à la machinerie scénique (Mémentos de la sécurité dans le spectacle vivant, Guide Pratique du Matériels et Ensembles Démontables…). Ils ont été rassemblés par grands thèmes.

Le Recueil Machinerie Scénique pris en photo lors d’une intervention à La Réunion

► Des vérifications obligatoires au carnet de maintenance, des EPI aux échafaudages, des obligations des travailleurs au droit d’alerte et de retrait, les champs abordés dans ce recueil sont vastes. Comment avez-vous rédigé cet ouvrage ?

L’agencement des thèmes a été basé en partie sur l’ordonnancement des articles du Code du travail – prévention des risques – formations des travailleurs – utilisation des équipements – vérifications obligatoires – conception des équipements de travail – travail en hauteur,… Et sur des thèmes comme : Les décors et ERP-Sécurité incendie qui sont souvent indissociables de la machinerie scénique. Chaque thème regroupe les textes législatifs et en parallèle des extraits des mémentos et un « JE DOIS » où l’on résume les obligations ou recommandations. On trouve aussi des références de documents traitant des sujets publiés par l’INRS ou d’autres organismes.

Après des mois de recherches et d’écriture, j’ai organisé un certain nombre de rencontres professionnelles avec différents intervenants (préventionnistes, formateurs, utilisateurs, contrôleurs, fabricants…) agissant au sein de notre branche interprofessionnelle, pour valider ou corriger les « JE DOIS » afin d’avoir un discours harmonisé sur la sécurité, les obligations et recommandations applicables.

► Il s’agit d’une 1ère édition de cet ouvrage. A quelle fréquence va-t-il être actualisé ?

Vu qu’il regroupe des textes législatifs, il sera réactualisé tous les ans et évoluera avec de nouveaux thèmes en fonction des besoins et des évolutions.

► Enfin, question cruciale : comment peut-on se procurer votre Recueil Machinerie Scénique Législation ?

Soit à la Librairie AS ou sur notre site ar REGL’ARTECH.

Merci Raphaël Munoz
Propos recueillis par Katia Massol

Matériels et Ensembles Démontables

Découvrez le Guide Pratique dédié aux Matériels et Ensembles Démontables

L’absence d’un texte de référence sur les matériels et ensembles démontables s’adressant à la fois aux concepteurs, constructeurs, prestataires et vérificateurs imposait le recours aux notices de montage et / ou à l’avis sur modèle.

En février 2015, le Synpase a décidé de reprendre le travail arrêté par le Ministère de l’Intérieur en juin 2014, afin d’édicter les « règles de l’art » en matière de mise en œuvre des ensembles démontables.

Aujourd’hui, Le Guide Pratique apporte une réponse pertinente et adaptée aux attentes des professionnels concernés. Le Ministère de la Culture a décidé le 14 juin 2017 de : « faire du Guide Pratique l’outil de référence pour les acteurs de l’événementiel et du spectacle vivant en matière de mise en œuvre des matériels et ensembles démontables »

Pourquoi un Guide Pratique ?

base de données d’ architecture théâtrale

Les bâtiments du théâtre représentent une démonstration distincte de l’art de construire dans ses changements de style de la fin de la Renaissance à nos jours; leur construction et leurs solutions spatiales reflétaient la pratique d’interprétation de l’époque et l’influençaient. Il témoigne également des relations sociales et de ses mutations. L’équipement du théâtre, quant à lui, représente l’histoire de la technologie.

La base de données

La base de données de l’ architecture du théâtre européen (EUTA) est un projet à long terme lancé par l’Institut des arts et du théâtre de Prague. La base de données est réalisée en collaboration avec des institutions de plusieurs pays européens et avec le soutien de l’Union européenne, du ministère tchèque de la Culture et d’autres organisations.

La base de données est l’un des principaux résultats du projet Architecture du théâtre en Europe centrale ( TACE )qui a été réalisé en 2008-2011 avec une subvention du programme Culture de l’Union européenne. Ce projet comprenait le soutien d’une solution technique et la base de données était remplie d’informations sur plus de 200 bâtiments de théâtre. Les entrées encyclopédiques complètes ont été rédigées par des experts dans le domaine de l’histoire de l’architecture sur la base de recherches archivistiques détaillées. La base de données comprend des informations sur les théâtres de République tchèque, de Pologne, de Hongrie, de Slovaquie et de Slovénie, toujours dans la langue du pays concerné avec une traduction en anglais. Les entrées contiennent également des informations techniques de base sur tous les théâtres et sont accompagnées d’une riche documentation photographique. La base de données peut afficher les théâtres sur une carte  avec un filtre chronologique et sur une chronologie .

De 2012 à 2017, l’Institut des arts et du théâtre élargit la base de données dans le cadre du projet Route européenne des théâtres historiques (ERHT),  qui est réalisé par PERSPECTIV – Association des théâtres historiques européens en Europe – et quinze partenaires dans douze pays. Ce projet est également financé par une subvention du programme Culture de l’Union européenne. Il se concentre sur les théâtres historiques encore existants dans toute l’Europe, de la Renaissance au début du 20 èmesiècle. Il fournira également une analyse plus détaillée de ces bâtiments souvent uniques – la base de données contiendra des informations non seulement sur l’histoire de la construction des théâtres, mais aussi sur leur équipement historique, leurs décorations, leurs costumes, etc

https://www.theatre-architecture.eu/db.html

https://www.theatre-architecture.eu/project-archive.html

Journées professionnelles sur les métiers de l’exposition,

Paris, 15/11/2019 et 17/01/2020

Les deux journées des 15 novembre 2019 et 17 janvier 2020, consacrées aux métiers de l’exposition, ont été organisées par le Service des musées de France (SMF) de la direction générale des Patrimoines, en collaboration avec l’Institut national d’histoire de l’art (INHA). La première journée portait sur la définition des métiers, et sur les relations de ces derniers avec la commande publique ; la seconde journée proposait une exploration de deux thématiques : les technologies innovantes mises au service de l’exposition et la problématique de l’éco-conception. En voici les restitutions sonores et textuelles.

Présentation des journées

Les 15 novembre 2019 et 17 janvier 2020 se sont tenues à l’auditorium de la Galerie Colbert (Paris) deux journées professionnelles organisées par le Service des musées de France (SMF) de la direction générale des Patrimoines, en collaboration avec l’Institut national d’histoire de l’art (INHA). A la suite du rapport sur « Les Musées du XXIe siècle » et des Assises des métiers des musées qui se sont tenues en 2017, ces deux journées étaient consacrées aux métiers de l’exposition appréhendés sous plusieurs angles :
– la première journée portait sur la définition des métiers, et sur les relations de ces derniers avec la commande publique ;
– la seconde journée proposait une exploration de deux thématiques : les technologies innovantes mises au service de l’exposition et la problématique de l’éco-conception.

Elles ont notamment eu pour objectif de rendre possibles les témoignages et échanges entre professionnels de différents statuts et origines qui œuvrent ensemble à préparer et concevoir une exposition permanente ou temporaire.

Parmi les professionnels du sujet réunis dans le cadre de ces journées, figuraient notamment des commissaires d’exposition, muséographes, scénographes, architectes, maîtres d’ouvrages, spécialistes des marchés publics de collectivités locales ou nationales et étudiants. Ainsi, près de 350 personnes ont assisté aux deux journées et ont ainsi pu échanger sur des thèmes variés, complémentaires et assurément très porteurs, à la fois par le biais de présentations générales et de quatre tables rondes dédiées.

De multiples intervenants ont pu évoquer des projets d’envergure différente, à Paris ou en région. Les musées et les associations professionnelles se sont mobilisés autour de ces thèmes, de manière à embrasser la diversité du territoire.

Comité d’organisation

Anne-Solène Rolland, cheffe du Service des musées de France

Laetitia Barragué-Zouita, bureau des réseaux territoriaux, sous-direction de la politique des musées, Service des musées de France
Jean-Jacques Bravo, scénographe, vice-président de l’association Les scénographes XPO
Isabelle Cabillic, cheffe du bureau de l’innovation et du conseil technique, sous-direction de la politique des musées, Service des musées de France
Christophe Clément, adjoint au sous-directeur de la politique des musées, Service des musées de France
Samuel Cordier, conservateur du patrimoine, sous-direction de la politique des musées, Service des musées de France

https://www.culture.gouv.fr/Sites-thematiques/Musees/Les-musees-en-France/Les-politiques-des-musees-de-France/Colloques-et-journees-d-etudes-des-musees-de-France/Journees-professionnelles-sur-les-metiers-de-l-exposition-Paris-15-11-2019-et-17-01-2020

enquête sur l’éco-conception

L’UDS lance son enquête sur l’éco-conception afin de faire un état des lieux des pratiques, des réflexions et des expérimentations en cours.

Pour y répondre c’est ICI.

Emoji Cette enquête s’adresse aux scénographes de tous les domaines ainsi qu’aux créateurs et créatrices de costumes. Elle nécessite environ 10/15 minutes. N’hésitez pas à la diffuser largement autour de vous.

Emoji Cette enquête est lancée dans la perspectives des Rencontres Européennes de la Scénographie que l’UDS organise en mai 2021 avec  comme fil vert les questions d’écologie dans nos métiers.

Nous vous remercions chaleureusement de votre participation,

Confraternellement,

This survey is aimed at set designers from all fields as well as costume designers. It takes about 10/15 minutes. Do not hesitate to broadcast around you.

This survey is launched in the perspective of the European Meetings of Scenography that UDS is organizing in May 2021 with the green thread of ecological issues in our professions.

We warmly thank you for your participation,

colère des scénographes et créateurs costumes

Il y a bientôt 9 mois, la crise de la COVID-19 frappait la France. Le premier confinement plongeait le secteur culturel, dans un désarroi après le marasme des grèves et attentats…. Apres l’annonce du gouvernement le 10 décembre de prolonger la fermeture des
salles de spectacle, cinémas et musées, le premier ministre laisse le doute planer quant à une éventuelle ouverture le 7 janvier 2021 pour la traditionnelle galette des rois, ou pour, espérons le, célébrer les Lénéennes nos fêtes Dionysiaques.


Bien sûr notre secteur est responsable, et ne souhaite pas contribuer à une aggravation de la situation sanitaire, lorsque tous les gouvernements européens prennent des mesures
semblables. Pourtant il est temps de tordre le cou aux discours grandiloquents, et absurdités des décisions prises à la petite semaine. Comme le disait Churchill en temps de crise: “ Le plus dur c’est de prendre des décisions quand un tiers des informations dont vous disposez sont incomplètes, un tiers sont contradictoires et un tiers sont fausses “


Ce qui frappe le plus dans cette épidémie ce n’est pas que tout le monde patauge au début, mais c’est que pendant l’accalmie cet été, scientifiques, politiques, experts, disaient : s’il y aune seconde vague, maintenant nous seront mieux préparés pour y faire face et nous savons
nous adapter.


Mais face à l’incertitude qui subsiste la Ministre de la Culture ne peut que nous dorloter en nous assurant de son plein soutien et de sa désolation.
Depuis le début de la pandémie, le secteur culturel s’adapte, et la scénographie tient un rôle central pour définir la place du public et pour transformer l’espace scénique aux rigueurs des règlementations sanitaires.
Les enjeux soulevés sont fondamentaux et liés à l’avenir de notre activité. Pour répondre aux directives de protection contre le virus, on a vu éclore de nouveaux rituels d’accueil du public:
jauges réduites, lavages des mains, distanciation, aération, port du masque…et cette situation exceptionnelle dessine un nouveau contexte variable et ajustable pour les artistes : distance
entre les interprètes, port du masque, teste PCR régulier, nettoyages des accessoires et costumes….


Bien que la Ministre de la culture nous assure que: “Là où on est le plus en sécurité en France, ce n’est pas dans sa famille, c’est dans un lieu de spectacle et qu’aucun lieu de spectacle qui a rouvert n’est devenu un lieu de contamination“, le gouvernement décide malgré notre adaptation de fermer les salles de spectacles.
Lors du deuxième confinement, il est possible de répéter dans les lieux de spectacle et de continuer les tournages. Il est possible de chercher et d’inventer dans un cadre incertain, et sans perspective de présenter les créations.
Nous qui préparons des saisons artistiques un à deux ans à l’avance, que le développement des productions peut être de deux ans en moyenne, nous sommes confrontés à un carambolage des calendriers des salles et des artistes : mêlant les spectacles annulés, reportés,
et à programmer. A ceci s’ajoute la crainte des réductions des budgets des structures.


Alors comment réinventer le spectacle vivant ? Les artistes s’interrogent sur cette question piège que la pandémie oblige à se poser sans pouvoir dialoguer avec nos tutelles et institutions publiques et face à la mascarade des états généraux des festivals.


Aujourd’hui la Covid nous donne du temps pour penser, rêver nos métiers et notre avenir, pour cela le Ministère doit mettre en place un “ Valois du spectacle vivant et des expositions “
Si le côté émotionnel de l’instant partagé collectivement au spectacle est difficilement remplaçable, on cherche à provoquer d’autres types de réactions, d’interactions à travers la technologie numérique. L’industrie culturelle s’engage pour être à la hauteur du moment dans
une nouvelle dynamique, délaissant des TPE, PME, des fidèles prestataires et fournisseurs…


Cette situation exceptionnelle voit le développement de nouvelles alternatives de captation ou d’oeuvres scéniques hybrides : « phygitale », mi-physique, mi-digitale.
Ainsi l’internet, est devenu l’écosystème culturel qui fracture méthodiquement notre attachement au grand moment d’osmose collectif du spectacle vivant pour le réduire à une notion de diffusion.
Là se situe un des grands enjeux technique, artistique, économique et juridique de la mutation actuelle.

Le numérique a été envisagé comme un usage reliant création, captation, diffusion, médiation et conservation des oeuvres du spectacle vivant.
Il nous incombe donc de repenser l’objet spectacle, son formatage et ses déclinaisons !
Mais ce qui est en jeu aujourd’hui c’est l’avenir de notre société, c’est notre façon de vivre ensemble.


Le spectacle vivant doit rester des moments uniques, de synergie, de partage entre des artistes et des spectateurs, dans un même espace temps.
La colère des scénographes et créateurs costumes ne cesse de grandir et L’UDS va s’associer à un recours collectif du plus grand nombre d’opérateurs culturels, toutes branches confondues, pour déposer un référé auprès du Conseil d’État, dans le but d’annuler la décision
gouvernementale de prolonger la fermeture des théâtres et des salles de spectacle.

Président U.D.S Union des scénographes

La filière Exposition, 100 millions de visiteurs par an, grande oubliée du plan de relance

COMMUNIQUE DE PRESSE XPO
Le 17 septembre 2020
Plan de relance Culture :

La Fédération des concepteurs d’expositions (XPO) déplore que le diagnostic et les mesures programmées dans le plan de relance sur la culture omettent totalement l’écosystème des expositions, filière d’excellence dont le savoir-faire est reconnu dans le monde entier.

Ce ne sont pas les centaines de millions versés aux grands établissements nationaux qui vont relancer l’économie des 1100 musées1 français et des milliers de monuments historiques ouverts au public, économie basée sur la fréquentation de leurs expositions permanentes et temporaires frappée de plein fouet par la crise sanitaire.


La fermeture des musées, des expositions et des monuments, le report du calendrier – voire l’annulation – des expositions à venir pour les prochaines années, ainsi que la contraction du nombre d’appels d’offres publics à venir portent un grave préjudice économique à l’écosystème d’entreprises créatives qui collaborent avec les institutions culturelles françaises et internationales, tout autant qu’avec les « petits musées ».

La French Expo est composée d’un écosystème de TPE et PME présents sur tout le territoire, dotées d’un fort savoir-faire reconnu à l’international, particulièrement agiles et innovantes et rompues à la collaboration transdisciplinaire : producteurs d’expositions, commissaires, muséographes, architectes, scénographes, designers graphiques, ingénieurs et designers multimédia, concepteurs lumière, designers de manipes, socleurs, producteurs des contenus multimédia et numériques, documentalistes, réalisateurs et toute la chaîne de production, entreprises d’agencement, de vitrines, d’équipement audiovisuel, d’éclairage, de signalétique, d’assurance, de transport et d’installation des collections, plateformes d’itinérance,… tous donnent forme et corps au projet d’un commanditaire, public comme privé, au bénéfice de visiteurs toujours plus nombreux.

L’exposition est d’utilité publique, c’est « un dispositif intellectuel et spatial, pratiqué par des visiteurs et dont l’objectif est de favoriser leur rencontre sensible avec des oeuvres humaines ou de la Nature, des thématiques (historiques, sociologiques, scientifiques…), des patrimoines (matériels et immatériels) ou des territoires. L’exposition est un média et une production culturelle à part entière, une oeuvre de collaboration. »

Rappelons que 100 millions de visiteurs fréquentent chaque année les musées en France (en comparaison, 200 millions de spectateurs au cinéma). La French Expo est une filière d’excellence, génératrice de tourisme, exportatrice dans le monde entier. Elle est aujourd’hui dans une immense fragilité. Beaucoup de ses petites entreprises risquent de ne pas survivre face à la conjoncture. Elles n’ont ni système d’intermittence, ni aides spécifiques de l’état. Confrontées à une situation de crise en cette rentrée incertaine, elles s’inquiètent pour leur avenir et pour l’insertion professionnelle des jeunes et futurs diplômés. Ces difficultés risquent de ralentir le dynamisme de la French Expo et de voir disparaitre des savoir-faire spécifiques.

Le 12 mai dernier, la fédération XPO, affiliée au CINOV et rassemblant les associations professionnelles de concepteurs d’expositions, publiait une tribune dans Le Monde et lançait un appel3 à la reconnaissance et au soutien de cette filière, signé par plus de 500 professionnels du public et du privé.

Nous appelons le Ministère de la Culture, ainsi que les institutions publiques productrices d’exposition et dépendant d’autres ministères (Enseignement supérieur et recherche, Défense, Cohésion des territoires, Europe et Affaires étrangères/ Tourisme, Éducation nationale, etc.) à organiser, avec tous les acteurs de la filière, un New Deal pour définir ensemble les contours méconnus de cet écosystème actif sur l’ensemble du territoire en lançant un rapport pour les qualifier, les quantifier et en montrer les réelles retombées économiques, sociales et sociétales. Des États généraux de l’exposition, avec tous les acteurs publics et privés, permettront de définir la nature des aides à apporter à toutes les composantes de l’écosystème et de lancer la réflexion sur les transformations profondes à opérer.


L’exposition, lieu de convivialité, de partage et de transmission de valeurs par excellence, doit se repenser pour répondre aux besoins de notre société en pleine mutation, elle ne pourra le faire sans l’ensemble des acteurs de son écosystème.

https://www.xpofederation.org

Ressources sur la reprise d’activité et la réouverture des lieux culturels en Île-de-France

La DRAC Île-de-France rassemble sur cette page les règles en vigueur et les ressources produites pour aider à la reprise d’activité et à la réouverture au public des lieux culturels.https://www.culture.gouv.fr/Regions/Drac-Ile-de-France/Actualites/Actualite-a-la-une/Ressources-sur-la-reprise-d-activite-et-la-reouverture-des-lieux-culturels-en-Ile-de-France#spectacles

Salles de spectacle

Les salles de spectacle sont autorisées à ouvrir au public à partir du 22 juin en Île-de-France. Les gestionnaires sont tenus d’appliquer les recommandations édictées par les autorités sanitaires pour protéger public, personnels et intervenants.

La Direction générale de la création artistique (DGCA) a élaboré des recommandations afin d’aider les structures à adapter leur organisation et leur fonctionnement aux consignes sanitaires, et à recommander les bonnes pratiques. Ce document a été conçu avec le bureau du Conseil national des professions du spectacle (CNPS), et partagé avec les experts médicaux du Centre médical de la Bourse (CMB), de la DIRECCTE Île-de-France et de la CRAMIF.

Télécharger : Aide à la reprise d’activité et à la réouverture au public des salles de spectacle (DGCA, 26 juin 2020) doc 51 Ko

Pour plus d’informations :
Professionnels de la musique : info.covid19@cnv.fr
Professionnels du théâtre et du cirque : juridique@artcena.fr
Professionnels de la danse : ressources.pro@cnd.fr

Espaces d’exposition et activités artistiques dans le champ des arts visuels

Les espaces d’exposition — tels que les centres d’art contemporain et de recherche ou le Fonds régional d’art contemporain d’Île-de-France — sont autorisés à ouvrir au public à partir du 22 juin en Île-de-France, à l’exception des établissements ERP de type Y qui sont d’ores et déjà autorisés à ouvrir au même titre que les musées et monuments.

La Direction générale de la création artistique (DGCA) a élaboré des recommandations pour aider à la réouverture au public des espaces d’exposition, en collaboration avec le Conseil national des professions des arts visuels et des professionnels du secteur.

Télécharger : Aide à la reprise de l’accueil du public dans des espaces d’exposition (DGCA, 26 juin 2020) doc 57 Ko

La DGCA a également élaboré des recommandations pour la reprise des activités des ateliers d’artistes, ateliers partagés, résidences et gestion des collections.

CINEMA – TOURNAGE

Télécharger : Guide de reprise des tournages (CNC) pdf 81 Ko

Festivals

Les festivals rassemblant plus de 5 000 personnes ne sont pas autorisés jusqu’au 31 août.

Pour les festivals de plus petite jauge, les organisateurs sont tenus d’aménager les lieux de manière à garantir le respect des mesures barrière et de se rapprocher du préfet de département qui seul peut autoriser les manifestations après déclaration préalable.

La DGCA a élaboré une fiche d’aide à l’organisation des festivals dans le champ des arts et de la culture.
​​ Télécharger : Aide à l’organisation des festivals dans le champ des arts et de la culture (DGCA, 15 juillet 2020) pdf 868 Ko

La DRAC Île-de-France gère la cellule d’accompagnement pour les festivals franciliens : festival-covid19.idf@culture.gouv.fr

Arts de la rue et de l’espace public

Par le décret du 21 juin, les rassemblements de plus de 10 personnes dans l’espace public peuvent être autorisés par le préfet lorsque les conditions de leur organisation permettent les mesures de distanciation.

Cf. point 4 (annexe arts de la rue)

Pour toute information :
Professionnels des arts de la rue : juridique@artcena.fr

Consultez également le Guide des aides et mesures d’urgence à l’usage des acteurs culturels franciliens

https://www.culture.gouv.fr/Regions/Drac-Ile-de-France/Actualites/Actualite-a-la-une/COVID-19-Guide-des-aides-et-mesures-d-urgence-a-l-usage-des-acteurs-culturels-franciliens

La remise d’échantillons, de maquettes pour les marchés publics

Suite aux nombreuses mobilisations des acteurs de la communication, le @Economie_Gouv précise les règles de remise de maquettes et autres prestations intellectuelles dans le cadre de la passation des marchés publics.

La remise d’échantillons, de maquettes et de prototypes dans le cadre de la passation des marchés publics .

Compte tenu des spécificités de certains appels d’offres et afin de permettre à l’acheteur de comparer les capacités des candidats ou les offres remises par les soumissionnaires, la réglementation de la commande publique permet d’exiger des opérateurs économiques la production d’échantillons, de maquettes ou de prototypes.Lorsque ces demandes nécessitent un investissement significatif des candidats ou des soumissionnaires, elles doivent donner lieu au versement d’une prime.

Bercy a rédigé une fiche technique pour encadrer la remise d’échantillons, maquettes et prototypes, et elle va complètement dans notre sens et précise l’article R2151-15 du code de la commande publique qui était floue jusqu’à présent. En résumé il est dit que toute remise de prestation intellectuelle constitue un effort significatif au sens de la loi, donc que l’acheteur public à l’obligation de verser aux candidats une prime dont le montant doit être a minima égal à 80% du travail demandé.

Fiche technique : La remise d’échantillons, de maquettes et de prototypes dans le cadre de la passation des marchés publics (PDF – 1,8 Mo) Article R. 2151-15 du code de la commande publique

1.4 L’obligation de versement d’une prime en cas d’investissement significatif Lorsque les demandes d’échantillons, de maquettes ou de prototypes nécessitent un investissement significatif des candidats, elles doivent donner lieu au versement d’une prime dont le montant doit être indiqué dans les documents de la consultation12.

A contrario, l’acheteur peut demander, dans le cadre d’un marché publics de services juridiques de représentation, sur le fondement du 4° de l’article R.2123-1 du code de la commande publique , que l’offre soit accompagnée, sans contrepartie financière, d’un avis juridique en rapport avec l’objet et l’importance du marché public, lorsque cette prestation ne représente pas un investissement significatif.

L’acheteur veillera toutefois à s’inspirer des dispositions applicables aux autres marchés publics en prévoyant le versement d’une prime, afin d’assurer la plus large mise en concurrence possible.

L’investissement peut être considéré comme significatif lorsque les charges générées par la présentation d’échantillons, de maquettes ou de prototypes sont sensiblement plus élevées que celles généralement supportées par les candidats ou soumissionnaires aux marchés publics et que cette différence, si elle n’était compensée par le versement d’une prime, aurait pour effet de dissuader les candidats potentiels de participer à la procédure.

Il appartient à l’acheteur de déterminer le niveau adéquat de la prime, en fonction du montant du marché public et de l’investissement supporté par les opérateurs économiques dans l’élaboration de leur candidature ou de leur offre afin d’assurer une juste compensation financière du coût des échantillons fournis. Le montant de la prime n’a pas à être strictement égal au coût exposé par le candidat ou soumissionnaire. Il doit, cependant,être suffisant pour amortir son investissement financier.Le caractère suffisant de la prime permet ainsi de garantir le respect des principes de la commande publique et notamment les principes de libre concurrence et d’égalité de traitement.

Syndicat National des Scénographes d'équipement, de spectacle et d'exposition et des createurs costumes