des outils Incontournables pour la réalisation des analyses de cycle de vie (ACV)

Incontournable pour la réalisation des analyses de cycle de vie (ACV) , INIES est la base de données nationale de référence sur les données environnementales et sanitaires des produits et équipements de la construction. Elle regroupe les déclarations fabricants spécifiques aux produits de construction (FDES) et aux équipements du bâtiment (PEP) mais aussi des données environnementales par défaut (DED).

consultables gratuitement,

Fin 2022, Inies regroupe, en effet, 3 536 fiches de déclaration environnementale et sanitaire (FDES) pour les produits de construction (+ 43 % par rapport au 31 décembre 2021), dont notamment 381 FDES de produits bio-sourcés (347 issus du bois et 34 issus d’une autre matière). Et 811 profils environnementaux produits (PEP) sont référencés pour les équipements électriques, électroniques et de génie climatique (+ 54 %).Les FDES et les PEP sont des déclarations environnementales spécifiques qui sont encadrées, vérifiées, contrôlées pour permettre d’avoir un calcul de l’empreinte environnementale la plus juste.

Depuis mars 2021, l’association ARVIVA – Arts vivants, Arts durables est engagée dans la création d’un simulateur d’empreinte environnementale du spectacle (SEEDS)  

Cet outil permet aux professionnels du spectacle vivant non spécifiquement formés à la transformation environnementale de mesurer l’empreinte de chacun de leurs projets, passés ou à venir, en un temps réduit.SEEDS est un outil qui se veut au service du secteur, dans le but de faciliter et encourager l’élaboration de stratégies de transformation écologique. Ainsi, chaque calcul d’impact mène à un ensemble de préconisations sur mesure, associées à leurs potentiels de réduction d’impact.  

Cet outil a été financé par l’ADEME, la Région Île-de-France, l’État (dans le cadre du dispositif « Soutenir les alternatives vertes dans la culture » de la filière des industries culturelles et créatives (ICC) de France 2030, opérée par la Caisse des Dépôts), et l’Union Européenne (dans le cadre du Fonds Social Européen +). Il a été développé par Pascal Besson et Florian Ferbach (Bleu Matin) avec la participation d’Oriana Berthomieu sur l’interface. L’algorithme a été développé par l’équipe d’ARVIVA et des membres bénévoles de l’association sur la base d’une étude de Thierry Leonardi pour le score économie circulaire et les indicateurs associés et d’une étude de B&L évolution pour le score biodiversité et les indicateurs associés.  

 La deuxième version de SEEDS est en ligne depuis le 30 avril ! 

SEEDS est disponible dès aujourd’hui de manière entièrement gratuite et libre à l’adresse suivante :

https://seeds.arviva.org/authentication

https://seeds.arviva.org/

Etat des lieux sur la rémunération des scénographes

Bilan du sondage 2024

Au sein de l’Union des Scénographes (UDS), la nécessité de s’interroger sur l’offre salariale proposée est devenue impérative dans un contexte économique fragilisé. C’est dans cette optique que nous avons mené un sondage exhaustif en 2024, afin de mieux comprendre les réalités salariales auxquelles font face les scénographes du spectacle vivant.

Les résultats de ce sondage dévoilent une situation contrastée et parler de rémunération dans le domaine de la culture est toujours délicat.

Les artistes peinent à évaluer la valeur de leur temps et de leur travail, une tâche rendue plus complexe par la variabilité des budgets de production, même au sein d’une même structure. Cette fluctuation financière, souvent imprévisible, crée une insécurité latente qui pèse sur les créateurs.

La dépendance des scénographes aux budgets des productions, souvent soumis aux aléas des subventions publiques et des mécènes privés, révèle une précarité préoccupante. Le lien de subordination entre le metteur en scène, parfois directeur de lieu, et son équipe artistique, limite considérablement les marges de négociation salariale. Ce rapport de force déséquilibré illustre une forme de domination, où nos métiers de la création sont tributaires des contingences économiques.

Il nous est crucial de rappeler qu’il s’agit ici d’indicateurs et que ces données ne représentent pas des chiffres absolus : ils offrent une perspective éclairante sur les tendances actuelles. Ce sondage fait suite à une première enquête réalisée en 2021 avec un objectif similaire : faire un état des lieux de notre situation et des offres de rémunérations qui sont proposées aujourd’hui
aux scénographes.
Nous vous invitons à explorer les résultats et à participer à la réflexion collective sur cette question cruciale pour l’avenir de notre secteur

Les indicateurs sont issus de l’exploitation des données du questionnaire proposé aux scénographes, adhérents ou non à l’UDS. Les temps de travail révélés sont estimatifs et variables en fonction des projets, des artistes, ils permettent d’établir et de révéler l’écart qui se creuse entre les habitudes d’usage d’une rémunération forfaitaire et le temps réel effectif invisibilisé.

Il nous est crucial de souligner que la rémunération des scénographes, calculée sur une base journalière, peut être jusqu’à trois fois inférieure à celle de l’assistant à la mise en scène, mettant ainsi en lumière l’urgence de faire reconnaître le temps de conception comme un élément essentiel à la réussite des productions. Par ailleurs, un frein hiérarchique persiste
dans de nombreuses productions, entraînant souvent une rémunération inférieure à celle du metteur en scène, sans tenir compte des réalités spécifiques des métiers impliqués, ce qui soulève des préoccupations légitimes quant à l’équité salariale.


D’autre part, le contexte professionnel actuel soulève également des questions importantes concernant la nature même du travail des scénographes. En effet, nous observons de plus en plus fréquemment une demande de double activité, impliquant la gestion simultanée de la scénographie, des costumes et de l’éclairage, sans que cela soit toujours reflété dans la rémunération. Cette évolution met en lumière la nécessité de valoriser pleinement le temps et les compétences requises pour ces multiples fonctions.

L’éclairage scénique en question(s) #3 LA COULEUR

L’UCL , l’UDS et l’Ensatt organisent une journée de rencontres le 14 juin 2024

à l’ENSATT, 4 rue Sœur Bouvier Lyon 5e

de 10h à 18h

L’accès aux rencontres se fera par inscription gratuite.

Si les créateurs et créatrices lumière n’ont pas attendu l’heure de la transition à la LED pour interroger la place de la couleur dans leur pratique, le moment est aujourd’hui particulièrement propice pour le faire.

Quel est le rôle de la couleur en éclairage scénique ? Comment traiter et utiliser la couleur dans le cadre de la création lumière ?  Quelle couleur pour quel effet ? Comment a-t-on eu recours à la couleur en lumière dans l’histoire des pratiques scéniques ? Quel est l’impact psychophysiologique de la lumière colorée sur le spectateur ?

Autant de questions qui seront explorées et débattues en compagnie de créateur.ices lumière, chercheur.es, étudiant.es. Nous nous pencherons sur ce phénomène selon des visions scientifiques et subjectives. Loin d’apporter des réponses figées, l’objectif de cette journée sera axé sur l’échange de points de vue, le partage d’expérience, et la diffusion des connaissances. Pour résumer, il s’agira d’observer la couleur par le prisme de la lumière.

Principaux sujets des tables rondes et communications :

  • Des témoignages de créatrices et créateurs lumière de leur usage de la couleur.
  • Une histoire de la coloration dans la lumière depuis la renaissance.
  • Spectrographie et colorimétrie, explications et démonstration en réel dans la salle des rencontres. Le rendu des différentes sources de lumière sur les décors et leurs conséquences artistiques pour leur conception.
  • Psychophysiologie de la lumière par une expérimentation de l’effet des couleurs sur le public.
  • La transition LED et ses conséquences dans l’usage des couleurs sur nos scènes.
  • La présentation de l’important programme de recherche ANR SceALED : Ce programme est porté par Georges Zissis et le laboratoire Plasma et conversion d’énergie de l’Université Toulouse 3, avec le CEAC de Lille Lumière de Spectacle, le laboratoire Lara-Seppi de l’Université Toulouse 2, Ludwig Lepage pour le fabricant Robert Juliat. Avec la collaboration de l’UCL.
    D’une durée de quatre ans (2024-2027) le projet ANR SceALED (comprendre et mesurer l’apparence visuelle et le rendu esthétique des “objets” scéniques sous un éclairage avec les LEDs) se propose d’analyser les effets du passage d’un éclairage à incandescence à un éclairage par LED qui fragilise la préservation de l’intention artistique initiale en raison de la variabilité des solutions d’éclairage LEDs et de la difficulté à reproduire les effets attendus, notamment en tournée.
  • L’usage et le ressenti de la couleur dans la lumière :
    synthèse des réponses au questionnaire proposé par Éric Wurtz, créateur lumière et Antonio Palermo, enseignant-chercheur. Ce questionnaire ouvert s’adresse aux professionnel.le.s de l’éclairage. Son but est de faire remonter les points de vue et les ressentis des éclairagistes à propos de la couleur, à partir de leurs pratiques et de leur expérience.

Les questions ont été organisées autour de 5 grandes thématiques plus une partie entièrement ouverte :

  1. Art et esthétique
  2. Utilisation de la lumière LED appliquée à la couleur
  3. Conception et matériel
  4. L’exercice du métier
  5. La tournée
  6. Autres questions ou éléments à ajouter au sujet de la couleur ou de la LED

Programme Complet

photo générique :
Spectacle: EEEX………CUUUUTIOOOOONS !!!,
Chorégraphie et costumes: La Ribot,
Compagnie: Ballet de Lorraine,
Musique: Clive Jenkins,
Lumières: Eric Wurtz,
Scénographie: La Ribot et Victor Roy,
Lieu: Opéra national de Lorraine, Nancy, le 23/11/2012
photo : Laurent Philippe

comprendre et préparer la transition vers la LED

guide par l’agence culturelle grand est

L’apparition et le déploiement des sources LED sont à l’origine d’une profonde transformation des usages en vigueur dans le secteur d’activité
du théâtre. Elles mettent un terme à plus d’un siècle de règne de l’éclairage incandescent. Pour beaucoup d’intervenants du secteur, cette mutation de l’halogène vers la LED survient de façon brusque et soudaine. Pour autant, s’agit-il vraiment d’une révolution ? Comment
la LED s’inscrit-elle dans l’évolution des sources d’éclairage pour le spectacle ? Son adoption est-elle souhaitable et justifiée ?

Le droit d’auteur ne doit pas être perçu comme un obstacle mais comme un outil essentiel de la RSE!

LA PUBLICATION JURIDIQUE HISTORIQUE DE LA FILIÈRE CULTURELLE N°361 de Mai 2024

À l’heure de la mise en place de  l’éco-conception dans le spectacle vivant. Quels sont les enjeux du droit d’auteurs et du réemploi. On vous explique et répond aux questions d’Arzelle Caron dans ce numéro. 

Le droit d’auteur ne doit pas être perçu comme un obstacle mais comme un outil essentiel de la RSE!

Manifeste de l’éco-conception des expositions permanentes et temporaires.

Paris, 4 avril 2024 : La Fédération des Concepteurs d’Expositions XPO lance un Manifeste de l’éco-conception des expositions permanentes et temporaires.

Fruit d’une réflexion transversale à tous les métiers représentés par XPO, il prône la collaboration tout au long d’un projet et invite les parties prenantes à partager leurs visions et leurs compétences des pratiques responsables, sociales et durables.

En 50 recommandations concrètes,
il est un appel à l’action concertée de tous les acteurs et actrices de l’écosystème de l’exposition.
L’éco-conception est une responsabilité partagée à tout l’éco-système : elle implique un effort collectif des entreprises et des maîtrises d’ouvrage et d’œuvre, des AMO (Assistants à Maîtrise d’Ouvrage) ainsi que des publics.

Ce manifeste appelle à une révolution méthodologique préconisant la constitution d’équipes interdisciplinaires, la refonte des modalités de la commande et la formation de tous les professionnels de l’écosystème.

Il ne propose pas de solutions figées. Sa dynamique se base sur un questionnement à toutes les phases d’un projet. Chaque exposition étant unique, il est nécessaire d’adapter la démarche à chacune d’entre elles.

Ce manifeste défend une démarche globale qui respecte l’ensemble du cycle de vie de l’exposition.

Ce manifeste est une base d’échanges, il évoluera avec vous tous, n’hésitez pas à remplir le formulaire ci-dessous pour être tenus au courant et participer à son évolution.

https://www.xpofederation.org/

il est encore temps de réagir !

Les rendez-vous tant espérés, tant rêvés, se voient cruellement anéantis par les coupes d’une crise budgétaire qui sévit, menaçant la diversité et la richesse artistique de notre pays.

Des saisons fantômes de la culture se profilent à l’horizon, comme autant de mirages dans un paysage culturel désolé !

Les renoncements se multiplient, érigeant autour de nous un mur de silence que nous devons briser ensemble.

Alors que nos créations demeurent reléguées dans l’ombre, à nos oreilles résonnent des discours politiques teintés d’un funeste présage, annonçant le déclin inexorable des métiers de la scénographie, de la lumière, du costume, et avec eux, la disparition inévitable des ateliers de construction, de confection, des savoir-faire ancestraux, des métiers d’art qui constituent la quintessence de notre patrimoine culturel.

Comment pouvons-nous aspirer à mieux produire, mieux diffuser lorsque l’essence même de notre art est mise en péril ?

Il est évident qu’une grande majorité de compagnies ne trouvera pas de scène pour la saison à venir, précipitant ainsi des cohortes d’artistes, de techniciens, de jeunes talents tout justes sortis des écoles, dans les abîmes de l’incertitude.

Il est temps, de faire entendre notre voix dans ce silence déraisonnable, de rappeler que la culture est le ciment de notre humanité, et que sans elle, nous ne sommes que des spectres errant dans un monde dépourvu de sens.

Aujourd’hui, il est encore temps de réagir !

Il est encore temps de défendre des métiers artistiques en pleine mutation !

Il est encore temps de réaffirmer la place centrale des créateurs !

Il est encore temps de rebâtir un cadre stabilisé et sécurisé pour les intermittents du spectacle !

Il est encore temps de protéger nos ateliers, nos savoir-faire, nos métiers d’art comme autant de trésors à préserver !

Hommage à Guy-Claude François (1940- 2014) Construire pour le temps d’un regard

Hommage à Guy-claude François disparu il y a 10 ans déjà en février 2014, et membre fondateur de l’UDS Collaborateur indéfectible d’Ariane Mnouchkine au Théâtre du Soleil, il avait également travaillé au cinéma et pour la cérémonie d’ouverture des JO d’Albertville.Si la scénographie était reconnue comme une discipline majeure, c’était en bonne partie grâce à Guy-Claude François .

« Je souligne fréquemment ce qui distingue les scénographes des architectes : les architectes bâtissent pour accueillir la vie alors que les scénographes bâtissent sur la vie »

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UN spectacle vivant plus juste et durable

En ces temps d’austérité budgétaire où le souffle de la culture est menacé, certains vents glacés se dirigent sur nos métiers.

Le Ministère de la Culture, ne demande plus seulement aux scénographes des talents artistiques, Il exige également des compétences technologiques et écologiques, ce qui nécessite une révision urgente de l’accès à la formation professionnelle dans nos métiers, et par extension, du statut même des scénographes.

L’UDS constate que les métiers de l’ombre se sont très largement féminisés depuis la fin des années 1980, ce mouvement qui s’accentue loin d’être anodin est concomitant du processus insidieux de dépréciation de nos professions.

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Enquête- État des lieux sur la rémunération des équipes artistiques du spectacle vivant

Etat des lieux sur la rémunération des Scénographes, créateurs et créatrices lumières et costumes du spectacle vivant

Afin de mieux comprendre les réalités économiques auxquelles nous sommes confronté(e)s en tant que professionnel(le)s du spectacle, nous lançons une enquête sur la rémunération dans notre secteur.

Vos réponses seront traitées de manière confidentielle et anonyme. Les résultats de cette enquête seront partagés avec l’ensemble de la communauté afin de favoriser une meilleure compréhension des enjeux liés à la rémunération dans notre secteur.

Ce formulaire anonyme à pour but de faire un état des lieux de la rémunération des équipes artistiques du spectacle vivant dans un contexte où elle tend à diminuer et où les droits d’auteur semblent de moins en moins rétribués.

Votre participation est essentielle pour obtenir des données précises et représentatives.
Nous vous remercions pour votre mobilisation qui nous permettra notamment de réaliser un document officiel avec des montants de rémunération minimum imposés aux producteurs.

Vos réponses contribueront à éclairer les discussions sur les conditions de travail et à promouvoir des politiques qui favorisent une rémunération équitable pour tous les acteurs du spectacle.
Nous vous invitons donc à prendre quelques instants pour remplir le questionnaire en ligne via le lien suivant :

Syndicat National des Scénographes d'équipement, de spectacle et d'exposition ; des costumiers /costumières et des créateurs/créatrices lumières