article la lettre du spectacle , N°563 du 28 juin 2024

Documentation, liens, publications.
l’Union des Scénographes (UDS), avec le concours des experts de Thalie Santé, lance une étude pionnière pour dresser un état des lieux de l’utilisation des produits ignifugés dans le milieu du spectacle.
Le récent documentaire de France 5, intitulé « Vert de rage », met en lumière la contamination des pompiers et des enfants par les retardateurs de flamme, des substances omniprésentes dans notre quotidien. Ce documentaire révèle l’ampleur de la contamination et les risques pour la santé associés à ces substances, souvent méconnues du grand public.
Le docteur Jean Lefèvre, porte-parole de l’Association santé environnement France (Asef), tire la sonnette d’alarme : « Il y a eu la prise de conscience des dangers de l’amiante, du plomb… Il serait temps que l’on prenne aussi toute la mesure de la nocivité des retardateurs de flamme ». Ces retardateurs, essentiels pour la prévention des risques d’incendie, sont présents dans de nombreux objets et matériaux utilisés quotidiennement. Ils ont la particularité d’être volatils et très persistants, ce qui les rend particulièrement dangereux. Certains d’entre eux sont même classés comme perturbateurs endocriniens ou agents cancérogènes. https://www.asef-asso.fr/
https://www.mmj.fr/actualites/retardateurs-de-flamme-comment-sen-proteger
L‘UDS vous partage la fiche technique de l’acryfuge noir de Decor +



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Face à ce constat, l’Union des Spectacles (UDS), avec le concours des experts de Thalie Santé, lance une étude pionnière pour dresser un état des lieux de l’utilisation des produits ignifugés dans le milieu du spectacle. Cette initiative, invite tous les professionnels du secteur à répondre à un questionnaire avant le 30 septembre. Le but est clair : comprendre l’ampleur de l’exposition aux risques chimiques pour mieux les combattre.
les données collectées permettront d’identifier les niveaux de risque et de proposer des mesures pour améliorer la sécurité et la santé des travailleurs du spectacle. Cette initiative est une étape cruciale pour comprendre et réduire les risques liés à l’exposition aux retardateurs de flamme.
répondre à l’étude ci dessous :
Lien du questionnaire :
Depuis le XVIIe siècle, on sait que le feu est l’ennemi des théâtres, tout au long de son histoire, les protocoles de sécurité et les installations pour contrer la propagation du feu se sont multipliés. La convergence de matériaux inflammables et de grandes assemblées a souvent été le théâtre de tragédies . Pour comprendre les réglementations actuelles en matière de prévention des risques d’incendie dans les théâtres, il est essentiel de se pencher sur l’histoire et les innovations qui ont façonné ces mesures de sécurité. En revisitant ces moments clés de l’histoire, nous comprenons mieux comment chaque règlementation actuelle a été forgée dans le feu des expériences passées
Continuer la lecture de Petite histoire des Préventions et des Risques d’Incendie au ThéâtreIncontournable pour la réalisation des analyses de cycle de vie (ACV) , INIES est la base de données nationale de référence sur les données environnementales et sanitaires des produits et équipements de la construction. Elle regroupe les déclarations fabricants spécifiques aux produits de construction (FDES) et aux équipements du bâtiment (PEP) mais aussi des données environnementales par défaut (DED).
consultables gratuitement,
Fin 2022, Inies regroupe, en effet, 3 536 fiches de déclaration environnementale et sanitaire (FDES) pour les produits de construction (+ 43 % par rapport au 31 décembre 2021), dont notamment 381 FDES de produits bio-sourcés (347 issus du bois et 34 issus d’une autre matière). Et 811 profils environnementaux produits (PEP) sont référencés pour les équipements électriques, électroniques et de génie climatique (+ 54 %).Les FDES et les PEP sont des déclarations environnementales spécifiques qui sont encadrées, vérifiées, contrôlées pour permettre d’avoir un calcul de l’empreinte environnementale la plus juste.

Depuis mars 2021, l’association ARVIVA – Arts vivants, Arts durables est engagée dans la création d’un simulateur d’empreinte environnementale du spectacle (SEEDS)
Cet outil permet aux professionnels du spectacle vivant non spécifiquement formés à la transformation environnementale de mesurer l’empreinte de chacun de leurs projets, passés ou à venir, en un temps réduit.SEEDS est un outil qui se veut au service du secteur, dans le but de faciliter et encourager l’élaboration de stratégies de transformation écologique. Ainsi, chaque calcul d’impact mène à un ensemble de préconisations sur mesure, associées à leurs potentiels de réduction d’impact.
Cet outil a été financé par l’ADEME, la Région Île-de-France, l’État (dans le cadre du dispositif « Soutenir les alternatives vertes dans la culture » de la filière des industries culturelles et créatives (ICC) de France 2030, opérée par la Caisse des Dépôts), et l’Union Européenne (dans le cadre du Fonds Social Européen +). Il a été développé par Pascal Besson et Florian Ferbach (Bleu Matin) avec la participation d’Oriana Berthomieu sur l’interface. L’algorithme a été développé par l’équipe d’ARVIVA et des membres bénévoles de l’association sur la base d’une étude de Thierry Leonardi pour le score économie circulaire et les indicateurs associés et d’une étude de B&L évolution pour le score biodiversité et les indicateurs associés.
La deuxième version de SEEDS est en ligne depuis le 30 avril !
SEEDS est disponible dès aujourd’hui de manière entièrement gratuite et libre à l’adresse suivante :
Bilan du sondage 2024
Au sein de l’Union des Scénographes (UDS), la nécessité de s’interroger sur l’offre salariale proposée est devenue impérative dans un contexte économique fragilisé. C’est dans cette optique que nous avons mené un sondage exhaustif en 2024, afin de mieux comprendre les réalités salariales auxquelles font face les scénographes du spectacle vivant.
Les résultats de ce sondage dévoilent une situation contrastée et parler de rémunération dans le domaine de la culture est toujours délicat.
Les artistes peinent à évaluer la valeur de leur temps et de leur travail, une tâche rendue plus complexe par la variabilité des budgets de production, même au sein d’une même structure. Cette fluctuation financière, souvent imprévisible, crée une insécurité latente qui pèse sur les créateurs.
La dépendance des scénographes aux budgets des productions, souvent soumis aux aléas des subventions publiques et des mécènes privés, révèle une précarité préoccupante. Le lien de subordination entre le metteur en scène, parfois directeur de lieu, et son équipe artistique, limite considérablement les marges de négociation salariale. Ce rapport de force déséquilibré illustre une forme de domination, où nos métiers de la création sont tributaires des contingences économiques.
Il nous est crucial de rappeler qu’il s’agit ici d’indicateurs et que ces données ne représentent pas des chiffres absolus : ils offrent une perspective éclairante sur les tendances actuelles. Ce sondage fait suite à une première enquête réalisée en 2021 avec un objectif similaire : faire un état des lieux de notre situation et des offres de rémunérations qui sont proposées aujourd’hui
aux scénographes.
Nous vous invitons à explorer les résultats et à participer à la réflexion collective sur cette question cruciale pour l’avenir de notre secteur
Les indicateurs sont issus de l’exploitation des données du questionnaire proposé aux scénographes, adhérents ou non à l’UDS. Les temps de travail révélés sont estimatifs et variables en fonction des projets, des artistes, ils permettent d’établir et de révéler l’écart qui se creuse entre les habitudes d’usage d’une rémunération forfaitaire et le temps réel effectif invisibilisé.
Il nous est crucial de souligner que la rémunération des scénographes, calculée sur une base journalière, peut être jusqu’à trois fois inférieure à celle de l’assistant à la mise en scène, mettant ainsi en lumière l’urgence de faire reconnaître le temps de conception comme un élément essentiel à la réussite des productions. Par ailleurs, un frein hiérarchique persiste
dans de nombreuses productions, entraînant souvent une rémunération inférieure à celle du metteur en scène, sans tenir compte des réalités spécifiques des métiers impliqués, ce qui soulève des préoccupations légitimes quant à l’équité salariale.
D’autre part, le contexte professionnel actuel soulève également des questions importantes concernant la nature même du travail des scénographes. En effet, nous observons de plus en plus fréquemment une demande de double activité, impliquant la gestion simultanée de la scénographie, des costumes et de l’éclairage, sans que cela soit toujours reflété dans la rémunération. Cette évolution met en lumière la nécessité de valoriser pleinement le temps et les compétences requises pour ces multiples fonctions.
LA PUBLICATION JURIDIQUE HISTORIQUE DE LA FILIÈRE CULTURELLE N°361 de Mai 2024
À l’heure de la mise en place de l’éco-conception dans le spectacle vivant. Quels sont les enjeux du droit d’auteurs et du réemploi. On vous explique et répond aux questions d’Arzelle Caron dans ce numéro.
Le droit d’auteur ne doit pas être perçu comme un obstacle mais comme un outil essentiel de la RSE!




Paris, 4 avril 2024 : La Fédération des Concepteurs d’Expositions XPO lance un Manifeste de l’éco-conception des expositions permanentes et temporaires.
Fruit d’une réflexion transversale à tous les métiers représentés par XPO, il prône la collaboration tout au long d’un projet et invite les parties prenantes à partager leurs visions et leurs compétences des pratiques responsables, sociales et durables.
En 50 recommandations concrètes,
il est un appel à l’action concertée de tous les acteurs et actrices de l’écosystème de l’exposition.
L’éco-conception est une responsabilité partagée à tout l’éco-système : elle implique un effort collectif des entreprises et des maîtrises d’ouvrage et d’œuvre, des AMO (Assistants à Maîtrise d’Ouvrage) ainsi que des publics.
Ce manifeste appelle à une révolution méthodologique préconisant la constitution d’équipes interdisciplinaires, la refonte des modalités de la commande et la formation de tous les professionnels de l’écosystème.
Il ne propose pas de solutions figées. Sa dynamique se base sur un questionnement à toutes les phases d’un projet. Chaque exposition étant unique, il est nécessaire d’adapter la démarche à chacune d’entre elles.
Ce manifeste défend une démarche globale qui respecte l’ensemble du cycle de vie de l’exposition.
Ce manifeste est une base d’échanges, il évoluera avec vous tous, n’hésitez pas à remplir le formulaire ci-dessous pour être tenus au courant et participer à son évolution.
https://www.xpofederation.org/
The XPO « Federation of exhibition creatives » is committed to sustainable and responsible practices. In 2024, in collaboration with its membership, XPO published the Manifesto for the Eco-design of Permanent and Temporary Exhibitions, inviting all players in the exhibition sector to reflect on responsible, sustainable practices
En ces temps d’austérité budgétaire où le souffle de la culture est menacé, certains vents glacés se dirigent sur nos métiers.
Le Ministère de la Culture, ne demande plus seulement aux scénographes des talents artistiques, Il exige également des compétences technologiques et écologiques, ce qui nécessite une révision urgente de l’accès à la formation professionnelle dans nos métiers, et par extension, du statut même des scénographes.
L’UDS constate que les métiers de l’ombre se sont très largement féminisés depuis la fin des années 1980, ce mouvement qui s’accentue loin d’être anodin est concomitant du processus insidieux de dépréciation de nos professions.
Continuer la lecture de UN spectacle vivant plus juste et durablePrévention des risques dans le spectacle vivant.
Le spectacle vivant n’échappe pas aux mouvements de fonds qui affectent le monde du travail. Difficulté de recrutement, évolution des attentes des salariés, nouvelles sources de motivation, recherche de sens… Au cœur de ce « new normal », on devine une exigence de plus en plus forte pour réconcilier engagement et qualité de vie et des conditions de travail (QVCT).
La qualité de vie et des conditions de travail (QVCT) n’a pas été une préoccupation majeure dans le spectacle vivant, entre métier passion, importantes charges de travail et management peu assumé. La 5e édition des rencontres professionnelles Prévention des risques dans le spectacle vivant, le 19 juin à Lyon, a mis en avant cette préoccupation récente en matière de prévention,