Nous sommes artistes-auteurs, designers et communicants. Nous dénonçons le principe des appels d’offres publics nécessitant de travailler gratuitement.
La mise en compétition de nos métiers prend une tournure inacceptable. Chaque jour, on nous met en compétition en nous demandant de penser, inventer, dessiner, pour ne payer que le seul gagnant. Pourtant, nos créations ne sont pas gratuites, et nous payons nos salariés, nos charges et nos impôts. La situation est particulièrement choquante quand nous entrons dans le domaine de la commande publique.
L’État et les collectivités locales disposent de lois conçues pour garantir l’efficacité de la commande publique et la préservation d’un marché concurrentiel. Dans le cadre de ces appels d’offres il est très fréquemment demandé aux participants deremettre des prestations : maquettes, prototypes, esquisses, pistes créatives, notesdescriptives, etc. et ce, sans prévoir, aucune prime ou indemnité au titre du travail Rendu.Architecte et designer c’est le même métier.
Nous dessinons à dessein. Se référer aux architectes nous semble une bonne façon d’éclairer nos revendications. Il y a 35 ans que nos confrères, forts d’une profession réglementée, ont résolu cette question. Ils ont obtenu un texte de loi obligeant la puissance publique à indemniser les appels d’offres d’architectures. Le montant de cette prime est égal à 80% du prix estimé des études à effectuer. L’AFD propose elle que 20% du budget du marché soit alloué à l’indemnisation de 2 ou 3 candidats sélectionnés sur dossier.
3 demandes simples:
1. MODIFIER le code de la commande publique
Nous demandons donc que la définition de la notion d’investissement significatif soit définitivement précisée dans la loi. Pour cela, nous demandons de reprendre à lettre une jurisprudence récemment édictée (TA Versailles, 15 juillet 2019, n° 1707597 ) :
2. Un cadre d’indEmnisation clair et équitable
Nous demandons également à ce que soit précisé dans la loi le montant de la prime d’indemnité. Pour cela nous vous demandons de reprendre à la lettre le modèle éprouvé avec les architectes (Article R2172-4 du CCP), soit un montant égal à 80% du prix estimé des études à effectuer pour répondre à la commande.
3. Garantir l’application du droit
Fort d’un passif de tant d’années, nous estimons que même avec un changement de loi, la coutume prise chez les acheteurs publics ne disparaîtra pas du jour au lendemain, or nous n’avons ni le temps, ni l’argent pour engager des recours systématiques afin de défendre nos droits. N’oubliez pas que nos métiers sont composés à 80% de TPE.
Nous demandons donc la mise en place d’une procédure simple et systématique, permettant d’alerter les préfets qui auront obligation d’agir en référé.
L’UDS à travers la fédération XPO est signataire de cette tribune ! Une initiative soutenue par 22 organisations professionnelles
Le décret n° 2020-1095 publié le 28 août 2020 attendu par l’ensemble des artistes-auteurs vient mettre en application les préconisations du rapport Bruno Racine,
UNE NOUVELLE DÉFINITION DES ACTIVITÉS ARTISTIQUES
Concernant les activités artistiques, le décret intègre désormais de nouvelles pratiques créatives dans le champ du régime.
La branche des arts graphiques et plastiques connaît des évolutions. Elle ne fait plus référence aux articles restrictifs du Code général des impôts, mais vise de manière plus large les auteurs d’œuvres originales, graphiques ou plastiques:
Confirmation de l’admission de certaines activités artistiques au sein du régime de sécurité sociale des artistes auteurs
Sont confirmés admis :les auteurs de scénographies de spectacles vivants, d’expositions ou d’espaces rattachés à la branche des arts graphiques et plastiques.
L’objet principal de ce texte porte sur la nature des activités et des revenus d’auteur. Pour résumer, ce décret vient remplacer la circulaire du 16 février 2011 qui était relative aux revenus tirés d’activités artistiques pouvant relever du périmètre de la sécurité sociale des artistes auteurs et ceux pouvant y être rattachés au titre des revenus provenant d’activités accessoires aux revenus de ces activités artistiques.
Le nouveau décret a pour résultat d’insèrer après l’article R. 382-1 du code de sécurité sociale, deux articles, l’un pour définir les activités d’auteur (9 items), l’autre pour définir ce qui peut être considéré comme revenus accessoires (4 items).
Constituent, selon l’article R. 382-1-1 du Code de la sécurité sociale, des revenus principaux, les rémunérations versées “en contrepartie de la conception ou de la création, de l’utilisation ou de la diffusion d’une œuvre” dès lors que l’activité n’est pas salariée. Tel est le cas des revenus suivants :
1) La vente ou la location d’œuvres y compris les recettes issues de la recherche de financement participatif en contrepartie d’une œuvre de valeur équivalente ;
Les rémunérations tirées des ventes et locations étaient déjà prises en compte, en revanche, les recettes issues de la recherche de financement n’étaient pas visées par la circulaire de 2011 et laissaient planer un doute quant à leur prise en compte. Désormais, elles sont expressément visées par le Code de la sécurité sociale.
2) La vente d’exemplaires de son œuvre par l’artiste-auteur qui en assure lui-même la reproduction ou la diffusion, ou lorsqu’il est lié à un diffuseur par un contrat à compte d’auteur ou par un contrat à compte à demi ;
Autrement dit les auteurs et autrices auto-édités, les auteurs et autrices signant à compte d’auteur ou à compte à demi entreront enfin dans le régime et pourront enfin cotiser comme les auteurs et autrices édités à compte d’éditeur. Ils pourront déclarer les revenus tirés des produits dérivés de leurs oeuvres, ce qui constitue une avancée assez inédite.
3) L’exercice ou la cession de droits d’auteurs ;
Les droits d’auteur sont les rémunérations issues de la cession des droits étaient déjà des revenus artistiques principaux, le décret ne change rien sur ce point.
4) L’attribution de bourse de recherche, de création ou de production avec pour objet unique la conception, la réalisation d’une œuvre ou la réalisation d’une exposition, la participation à un concours ou la réponse à des commandes et appels à projets publics ou privés ;
La circulaire de 2011 prévoyait déjà que les bourses entrent dans le revenu artistique quand elles ont pour objet unique la conception, la réalisation d’une œuvre ou la réalisation d’une exposition. Elle visait aussi les sommes perçues en contrepartie de réponses à des commandes et appels à projets publics ou privés. La nouveauté est que ces rémunérations sont maintenant visées par le Code de la sécurité sociale au même titre que les droits d’auteur précédemment envisagés. Leur qualification ne fait plus de doute.
5) Les résidences de conception ou de production d’œuvres, dans les conditions fixées par arrêté pris par le ministre chargé de la culture et le ministre chargé de la sécurité sociale ;
La circulaire de 2011 prévoyait que ces rémunérations entrent dans le champ des revenus artistiques si le temps consacré à la conception/réalisation de l’œuvre est ≥ à 70% du temps de la résidence et si un contrat énonce l’ensemble des activités réalisées par l’artiste-auteur ainsi que le temps consacré à chaque activité. Puisqu’ici, l’item n° 5 fait référence aux “conditions fixées par arrêté”, il faudra interpréter le texte à la lumière dudit arrêté, même s’il y a tout lieu de penser que la règle précédente soit à nouveau celle qui sera appliquée par voie d’arrêté.
6) La lecture publique de son œuvre, la présentation d’une ou plusieurs de ses œuvres, la présentation de son processus de création lors de rencontres publiques et débats ou une activité de dédicace assortie de la création d’une œuvre ;
La circulaire de 2011 prévoyait une disposition bien délicate à appliquer puisqu’elle prévoyait que les revenus étaient principaux lorsqu’ils provenaient de : la lecture publique d’une œuvre, assortie d’une présentation orale/écrite, à l’exclusion des participations de l’auteur à des débats ou à des rencontres publiques portant sur une thématique abordée par l’auteur dans l’une de ses œuvres, des conférences, ateliers, cours et autres enseignements. Désormais, les participations rémunérées des auteurs et autrices aux rencontres publiques, dès lors qu’ils y présenteront leur processus de création, seront prises en compte.
La réglementation impose une classification de réaction au feu des matériaux constituant les décors.La « réaction au feu » et la « résistance au feu » sont deux choses différentes :
La réaction au feu est la représentation d’un matériau en tant qu’aliment du feu (combustibilité, inflammabilité).
La résistance au feu est le temps durant lequel l’élément de construction joue son rôle de limitation de la propagation;
Attention! Depuis 2002, le classement M est remplacé par un classement européen
Attention! Depuis 2002, le classement M est remplacé par un classement européen qui mesure non plus seulement l’inflammabilité mais aussi le dégagement de chaleur, l’opacité des fumées et la propension d’un matériau à produire des gouttelettes incandescentes : l’Euroclasse. Le règlement des produits de construction (RPC) impose de présenter une performance Euroclasse pour les produits rattachés à une norme européenne harmonisée. C’est le cas de panneaux de bois, des lambris, des bardages, etc.
Le classement Euroclasse est le nouveau mode de classement de la réaction au feu des matériaux et des produits de construction. Il est en vigueur dans tous les pays de l’Union Européenne. Ce classement est établi grâce à une batterie de tests dont le principal est appelé SBI (Single Burning Item) défini par la norme EN 13823.
En France, il existe un classement (Norme NF P. 92.507), composé de 5 catégories (M0 à M4), qui définit la réaction au feu des matériaux.
La combustibilité est la quantité de chaleur émise par combustion complète du matériau tandis que l’inflammabilité est la quantité de gaz inflammable émise par le matériau.
Les « Euroclasses » sont un système de classement en cinq catégories d’exigence : A1, A2, B, C, D, E, F (NF EN 13501-1).
Les « Euroclasses tiennent compte aussi de :
L’opacité des fumées (quantité et vitesse) notée « s » pour « smoke » :
S1 : faible quantité/vitesse.
S2 : moyenne quantité/vitesse.
S3 : haute quantité/vitesse.
Les gouttelettes et débris enflammés notés « d » pour « droplets » :
d0 : aucun débris
d1 : aucun débris dont l’enflammement dure plus de 10 secondes
d2 : ni d0, ni d1
Le règlement de sécurité incendie fait la distinction entre trois types d’espaces scéniques, en fonction de son isolement ou sa proximité avec la salle. Les Établissement Recevant du Public de type L sont les salles à usage d’audition, de conférences, de réunions, de spectacles, ou à usages multiples. Que la culture se fasse dans ou hors les murs, en plein air, dans un lieu non prévu à cet effet, ou même ou en appartement, elle se pense, s’installe et s’organise selon des règles clairement énoncées. Ces lieux de spectacle, qu’ils soient permanents ou éphémères, sont considérés comme des ERP
En tournée , un décor se déplaçant dans les différentes typologies de salles, c’est la réglementation la plus restrictive qui s’applique
Chaque type d’espace scénique présente des contraintes réglementaires qui s’appliquent à la conception des espaces mais aussi à leurs exploitations. Ainsi, le type d’espace scénique a une influence sur le classement au feu des accessoires et décors utilisables ainsi que sur la composition du service de sécurité incendie et du service de représentation.
Espace scénique dont le bloc-scène doit être séparable de la salle par un dispositif d’obturation de la baie de scène. (Rideau de fer par exemple). Dans les espaces scéniques isolables, les décors doivent être réalisés au moins en matériaux de catégorie M3 ou classés D-s3, d0. En outre, aucune exigence de réaction au feu n’est imposée pour les accessoires.
Espace constitué par un volume unique contenant un ou des espaces modulables pour les spectateurs et pour les artistes. Les décors doivent être en matériaux de catégorie M1 ou classés B-s2, d0. Toutefois les décors en matériaux M2 ou classés C-s2, d0 ou en bois M3 ou classés D-s3, d0 sont admis si toutes les dispositions de l’article CCH L75 sont respectées.
Dans les espaces scéniques intégrés, les décors doivent être en matériaux de catégorie M1 ou classés B-s2, d0.
Toutefois, les décors en matériaux M2 ou classés C-s2, d0 ou en bois M3 ou classés D-s3, d0 sont admis si toutes les dispositions suivantes sont respectées :
Le nombre de sorties et le nombre d’Unités de Passage de la salle sont majorés d’un tiers, chaque sortie ayant une largeur minimale de trois Unités de Passage.
Une installation de RIA DN 19/6 mm est installée dans la salle.
La distance minimale entre le public et le décor est de 2 mètres.
L’emploi d’artifices, de flammes et de bougies est interdit.
Pour le désenfumage, l’ensemble salle scène est de la classe 3 pour la détermination du coefficient alpha au sens de l’annexe de l’instruction Technique – IT 246.
Un service de sécurité incendie, tel que défini à l’article L 14, est présent pendant la présence du public avec un minimum d’une personne désignée dans la salle, les autres devant être joints facilement et rapidement.
Espace scénique non isolable fixe situé sur une des parois du bloc-salle. Les décors doivent être en matériaux M1 ou classés B-s2, d0. Toutefois les décors en matériaux M2 ou classés C-s2, d0 ou en bois classés M3 ou D-s2, d0 sont admis si toutes les dispositions de l’article CCH L79 sont respectées.
Toutefois, les décors en matériaux M2 ou classés C-s2, d0 ou en bois classés M3 ou D-s2, d0 sont admis si toutes les dispositions suivantes sont respectées :
Le nombre de sorties et le nombre d’Unités de Passage de la salle sont majorés d’un tiers, chaque sortie ayant une largeur minimale de trois Unités de Passage.
Une installation de RIA DN 19/6 mm est installée dans la salle.
La scène est équipée d’une extinction automatique d’incendie de type déluge.
La salle a un désenfumage de classe 3 suivant les dispositions définies par l’annexe de l’IT 246.
La distance minimum entre le public et le décor est de 2 mètres.
L’emploi d’artifices, de flammes et de bougies est interdit.
La composition du service de sécurité incendie et de représentation, tel que défini à l’article L 14, peut être majoré par la sous-commission départementale pour la sécurité contre les risques d’incendie et de panique dans les Établissements Recevant du Public et les immeubles de grande hauteur.
Aucune exigence de résistance pour les accessoires et les costumes.
L’ignifugation désigne l’action qui consiste en l’ajout d’un apprêt chimique de protection qui transforme une matière inflammable en une matière non-inflammable ou difficilement inflammable. Une substance ignifuge protège donc de la combustion ou de l’échauffement les matériaux qu’elle imprègne ou recouvre. L’ignifugation est une technique qui a pour but au moins de retarder, au mieux de stopper la propagation des flammes. Il s’agit d’un des éléments de la protection passive contre l’incendie.
La ouate de cellulose a pour vocation d’être utilisée en bâtiment résidentiel ou industriel.et protège des risques liés aux lieux de passage ou d’habitation. Grâce à son traitement au sel de bore, au contact d’une forte chaleur la ouate libère des molécules d’eau, ne s’enflammant donc pas et limitant ainsi le développement du feu. Ses caractéristiques ignifuges lui permettent d’obtenir le classement M1 (non inflammable).
Pour les tissus ignifugés, la preuve du classement de réaction au feu doit être apportée, soit par identification placée en lisière, si le traitement d’ignifugation est effectué en usine ou en atelier, soit par un tampon ou un sceau, si le traitement d’ignifugation est effectué « in situ ».
Certaines fibres textiles sont naturellement ininflammables (fibre de verre, fibre aramide.. .). D’autres sont plus ou moins inflammables (laine, soie, polyamide, polyester…) ou très inflammable (coton, viscose, chanvre, acrylique …)
En Europe comme en Australie, les certificats les plus acceptés sont les certificats français, allemands et britanniques. Récemment, la norme Européenne pour les rideaux EN 13773 est de plus en plus utilisée.
Aux Etats-Unis, la norme NFPA 701 est acceptée dans presque tous les états.
La plupart du continent Asiatique travaille avec les normes européennes, combinées avec les certificats chinois.
Voici les certificats français les plus utilisés, classés par ordre géographique, depuis que les paramètres des tests varient de façon conséquente et deviennent plus compliqués à comparer:
Plusieurs instances ont été mises à contribution pour élaborer ces règles et participent encore aujourd’hui à leur mise à jour. L’instance qui pilote ces travaux est la Direction Générale de la Sécurité Civile et de la Gestion des Crises (D.G.S.C.G.C.), émanation directe du Ministère de l’Intérieur. Plusieurs groupes de travail ont été créés pour déterminer soit les techniques d’évaluation des matériaux (CECMI – Comité d’étude et de classification des matériaux et éléments de construction par rapport au danger de l’incendie – disparu en juin 2014) soit les règles de leur utilisation (GTFI). Des groupes de travail réunissent les ministères concernés, les laboratoires d’essais, les sapeurs-pompiers, les bureaux de contrôle et toute organisation professionnelle concernée par la protection incendie ou de la construction après accord du Ministère de l’Intérieur.
exemple de documents de certifications ignifuge accompagnant une scénographie du TNS
Au-dessus des personnes (dans la salle, comme sur la scène), tout élément suspendu mobile ou démontable propre au spectacle ou à la série de représentations en cours (tous les équipements mobiles comme les projecteurs, vidéoprojecteurs, haut-parleurs, …) est admis si l’ensemble des dispositions suivantes est respecté :
• ils doivent être fixés de manière à ne jamais constituer un risque ; • ils doivent être suspendus par deux systèmes distincts et de conception différente ; • une ronde doit être effectuée avant le jeu par le personnel de l’établissement afin de s’assurer qu’aucun matériel ne soit susceptible de tomber ; • leurs mouvements ne compromettent pas la sécurité et l’évacuation du public ; • les systèmes particuliers de fixation non répétitifs doivent faire l’objet d’une vérification par un organisme agréé.
Les lieux sont classés par types et catégories. Ils sont chacun soumis à une réglementation pour assurer la sécurité de la structure et des personnes. Un ERP est un bâtiment, un local ou une enceinte dans lequel des personnes sont admises, soit librement, soit moyennant une rétribution ou une participation quelconque. (CCH R 123-2)
La typologie de l’établissement, qui correspond à son activité, est désignée par une lettre (article GN 1 du règlement de sécurité incendie dans les ERP). Il existe 30 types d’établissements :
Établissements installés dans un bâtiment:
L : Salles d’auditions, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usage multiple
T : Salles d’exposition
X : Établissements sportifs couverts
Y : Musées
CTS : Chapiteaux, tentes et structures itinérants ou à implantation prolongée ou fixes
SG : Structures gonflables
EF : Établissements flottants ou bateaux stationnaires et bateaux
Les ERP sont également répertoriés en 5 catégories, déterminées en fonction de la capacité de l’établissement :
1ère catégorie : au-dessus de 1 500 personnes
2ème catégorie : de 701 à 1 500 personnes
3ème catégorie : de 301 à 700 personnes
4ème catégorie : 300 personnes et au-dessous, à l’exception des établissements de 5ème catégorie
5ème catégorie : établissements accueillant un nombre de personnes inférieur au seuil dépendant du type d’établissement
La reclassification des salles de spectacle
Quelle est la réglementation relative au rideau de fer isolant l’espace scénique du public dans un ERP type L ? Faut-il s’assurer de fonctionnement avant chaque représentation ? A quel article est-ce précisé ?
l’article L 63 du règlement de sécurité des ERP, arrêté du 25 juin 1980 modifié par l’arrêté du 5 février 2007 (établissements de type L) dispose des mesures applicables au dispositif d’obturation de la baie de scène (communément appelé rideau de fer). Il y est notamment précisé qu’il doit faire l’objet d’une manœuvre complète avant l’entrée du public pour chaque représentation.
Pour les espaces scéniques isolables, l’article L63 §2 précise : « En outre, aucune exigence de réaction au feu n’est imposée pour les accessoires » ;
En revanche pour les espaces scéniques intégrés (L75) et adossés (L79), cette petite phrase n’est pas inscrite.
5 questions à Raphaël Munoz, gérant de REGL’ARTECH
► Raphaël, pourquoi avoir écrit ce Recueil Machinerie Scénique Législation ?
J’ai écrit ce recueil, suite à la demande du centre de formation La Filière CFPTS CFASVA, afin de remettre à jour un support de cours existant portant sur la législation Accroche et Levage.
Vu le manque de documents parlant essentiellement de la législation sur le levage dans le monde du spectacle, le format du type « recueil » m’est apparu comme étant le plus efficace. Il permet à l’utilisateur/lecteur d’appréhender globalement les différentes obligations et recommandations émises sur un même sujet et ainsi faciliter une prise de décision ciblée dans chaque situation de travail rencontrée.
► Que comprend ce Recueil ?
Ce recueil regroupe et présente des extraits de textes législatifs (Code du travail, règlements ERP…) et mémentos applicables à la machinerie scénique (Mémentos de la sécurité dans le spectacle vivant, Guide Pratique du Matériels et Ensembles Démontables…). Ils ont été rassemblés par grands thèmes.
Le Recueil Machinerie Scénique pris en photo lors d’une intervention à La Réunion
► Des vérifications obligatoires au carnet de maintenance, des EPI aux échafaudages, des obligations des travailleurs au droit d’alerte et de retrait, les champs abordés dans ce recueil sont vastes. Comment avez-vous rédigé cet ouvrage ?
L’agencement des thèmes a été basé en partie sur l’ordonnancement des articles du Code du travail – prévention des risques – formations des travailleurs – utilisation des équipements – vérifications obligatoires – conception des équipements de travail – travail en hauteur,… Et sur des thèmes comme : Les décors et ERP-Sécurité incendie qui sont souvent indissociables de la machinerie scénique. Chaque thème regroupe les textes législatifs et en parallèle des extraits des mémentos et un « JE DOIS » où l’on résume les obligations ou recommandations. On trouve aussi des références de documents traitant des sujets publiés par l’INRS ou d’autres organismes.
Après des mois de recherches et d’écriture, j’ai organisé un certain nombre de rencontres professionnelles avec différents intervenants (préventionnistes, formateurs, utilisateurs, contrôleurs, fabricants…) agissant au sein de notre branche interprofessionnelle, pour valider ou corriger les « JE DOIS » afin d’avoir un discours harmonisé sur la sécurité, les obligations et recommandations applicables.
► Il s’agit d’une 1ère édition de cet ouvrage. A quelle fréquence va-t-il être actualisé ?
Vu qu’il regroupe des textes législatifs, il sera réactualisé tous les ans et évoluera avec de nouveaux thèmes en fonction des besoins et des évolutions.
Découvrez le Guide Pratique dédié aux Matériels et Ensembles Démontables
L’absence d’un texte de référence sur les matériels et ensembles démontables s’adressant à la fois aux concepteurs, constructeurs, prestataires et vérificateurs imposait le recours aux notices de montage et / ou à l’avis sur modèle.
En février 2015, le Synpase a décidé de reprendre le travail arrêté par le Ministère de l’Intérieur en juin 2014, afin d’édicter les « règles de l’art » en matière de mise en œuvre des ensembles démontables.
Aujourd’hui, Le Guide Pratique apporte une réponse pertinente et adaptée aux attentes des professionnels concernés. Le Ministère de la Culture a décidé le 14 juin 2017 de : « faire du Guide Pratique l’outil de référence pour les acteurs de l’événementiel et du spectacle vivant en matière de mise en œuvre des matériels et ensembles démontables »
Les bâtiments du théâtre représentent une démonstration distincte de l’art de construire dans ses changements de style de la fin de la Renaissance à nos jours; leur construction et leurs solutions spatiales reflétaient la pratique d’interprétation de l’époque et l’influençaient. Il témoigne également des relations sociales et de ses mutations. L’équipement du théâtre, quant à lui, représente l’histoire de la technologie.
La base de données
La base de données de l’ architecture du théâtre européen (EUTA) est un projet à long terme lancé par l’Institut des arts et du théâtre de Prague. La base de données est réalisée en collaboration avec des institutions de plusieurs pays européens et avec le soutien de l’Union européenne, du ministère tchèque de la Culture et d’autres organisations.
La base de données est l’un des principaux résultats du projet Architecture du théâtre en Europe centrale ( TACE )qui a été réalisé en 2008-2011 avec une subvention du programme Culture de l’Union européenne. Ce projet comprenait le soutien d’une solution technique et la base de données était remplie d’informations sur plus de 200 bâtiments de théâtre. Les entrées encyclopédiques complètes ont été rédigées par des experts dans le domaine de l’histoire de l’architecture sur la base de recherches archivistiques détaillées. La base de données comprend des informations sur les théâtres de République tchèque, de Pologne, de Hongrie, de Slovaquie et de Slovénie, toujours dans la langue du pays concerné avec une traduction en anglais. Les entrées contiennent également des informations techniques de base sur tous les théâtres et sont accompagnées d’une riche documentation photographique. La base de données peut afficher les théâtres sur une carte avec un filtre chronologique et sur une chronologie .
De 2012 à 2017, l’Institut des arts et du théâtre élargit la base de données dans le cadre du projet Route européenne des théâtres historiques (ERHT), qui est réalisé par PERSPECTIV – Association des théâtres historiques européens en Europe – et quinze partenaires dans douze pays. Ce projet est également financé par une subvention du programme Culture de l’Union européenne. Il se concentre sur les théâtres historiques encore existants dans toute l’Europe, de la Renaissance au début du 20 èmesiècle. Il fournira également une analyse plus détaillée de ces bâtiments souvent uniques – la base de données contiendra des informations non seulement sur l’histoire de la construction des théâtres, mais aussi sur leur équipement historique, leurs décorations, leurs costumes, etc
Cette enquête s’adresse aux scénographes de tous les domaines ainsi qu’aux créateurs et créatrices de costumes. Elle nécessite environ 10/15 minutes. N’hésitez pas à la diffuser largement autour de vous.
Cette enquête est lancée dans la perspectives des Rencontres Européennes de la Scénographie que l’UDS organise en mai 2021 avec comme fil vert les questions d’écologie dans nos métiers.
Nous vous remercions chaleureusement de votre participation,
Confraternellement,
This survey is aimed at set designers from all fields as well as costume designers. It takes about 10/15 minutes. Do not hesitate to broadcast around you.
This survey is launched in the perspective of the European Meetings of Scenography that UDS is organizing in May 2021 with the green thread of ecological issues in our professions.
We warmly thank you for your participation,
Les salles de spectacle sont autorisées à ouvrir au public à partir du 22 juin en Île-de-France. Les gestionnaires sont tenus d’appliquer les recommandations édictées par les autorités sanitaires pour protéger public, personnels et intervenants.
La Direction générale de la création artistique (DGCA) a élaboré des recommandations afin d’aider les structures à adapter leur organisation et leur fonctionnement aux consignes sanitaires, et à recommander les bonnes pratiques. Ce document a été conçu avec le bureau du Conseil national des professions du spectacle (CNPS), et partagé avec les experts médicaux du Centre médical de la Bourse (CMB), de la DIRECCTE Île-de-France et de la CRAMIF.
Espaces d’exposition et activités artistiques dans le champ des arts visuels
Les espaces d’exposition — tels que les centres d’art contemporain et de recherche ou le Fonds régional d’art contemporain d’Île-de-France — sont autorisés à ouvrir au public à partir du 22 juin en Île-de-France, à l’exception des établissements ERP de type Y qui sont d’ores et déjà autorisés à ouvrir au même titre que les musées et monuments.
La Direction générale de la création artistique (DGCA) a élaboré des recommandations pour aider à la réouverture au public des espaces d’exposition, en collaboration avec le Conseil national des professions des arts visuels et des professionnels du secteur.
La DGCA a également élaboré des recommandations pour la reprise des activités des ateliers d’artistes, ateliers partagés, résidences et gestion des collections.
Les festivals rassemblant plus de 5 000 personnes ne sont pas autorisés jusqu’au 31 août.
Pour les festivals de plus petite jauge, les organisateurs sont tenus d’aménager les lieux de manière à garantir le respect des mesures barrière et de se rapprocher du préfet de département qui seul peut autoriser les manifestations après déclaration préalable.
Par le décret du 21 juin, les rassemblements de plus de 10 personnes dans l’espace public peuvent être autorisés par le préfet lorsque les conditions de leur organisation permettent les mesures de distanciation.
Cf. point 4 (annexe arts de la rue)
Pour toute information : Professionnels des arts de la rue : juridique@artcena.fr
Consultez également le Guide des aides et mesures d’urgence à l’usage des acteurs culturels franciliens
La 40e édition duFestival International de Piano de La Roque d’Anthéron se déroulera du 1er au 21 aout sous une forme répondant aux contraintes sanitaires. Sa programmation fera la part belle aux artistes français ou aux artistes demeurant à proximité et les jauges seront adaptées afin de respecter les règles de distanciation physique.
Gouvernance partagée au Festival OFF d’Avignon. Encore quelques jours pour répondre à la consultation publique initiée par le Festival OFF d’Avignon pour construire ensemble le festival de demain. Répondre à la consultation.
Actualités des éco-manifestationsDrastic on Plastic France : plus de 100 festivals signataires. Après deux webinaires réunissant plus de 72 festivals en avril, les membres du R2D2 vont proposer des webinaires thématiques tout au long de l’année afin d’identifier collectivement des alternatives aux plastiques à usage unique. Télécharger « Le Guide pour des festivals zéro plastique » sur le site de Drastic on Plastic.
Riders et tables de régies responsables : à l’initiative du R2D2, deux réunions de travail collaboratif se sont tenues en mai réunissant des acteurs nationaux représentant artistes, tourneurs, techniciens, salles et festivals issus de champs culturels divers. Prochaine étape, l’élaboration et la validation d’un plan d’actions collectif pour les mois à venir. A partir du 1er juillet 2020, le Réseau des Eco-Évènements organise la 2e édition de ses journées d’études nationales « Territoires d’événements responsables » à destination des collectivités territoriales sous un format original mêlant visioconférences et journée en présentiel. Informations et inscriptions. Le Collectif des Festivals en Bretagne propose une nouvelle fiche pratique sur les achats responsables. Télécharger la fiche.
La Chaire d’Innovation Cirque et Marionnette (ICiMa), dispositif porté par le CNAC, met à disposition des chercheur.se.s, artistes, scénographes, pédagogues, ingénieur.e.s, etc., une riche bibliographie« arts et écologie ». Lire la suite.
Le Ouaï, journées de l’événement responsable, propose tous ses webinaires en ligne. Accéder aux webinaires. Toute l’actualité des événements éco-responsables dans la Revue de Presse Responsable et Inspirante du COFEES mise à jour régulièrement. Accéder à la Revue de presse
Actualités Environnement et RSE Fruit de regards croisés entre chefs d’entreprise, préventeurs et médecins du travail, sous l’égide du Centre Médical de la Bourse, le SYNPASE publie un « Protocole sanitaire des prestataires techniques pour le spectacle vivant et l’évènement« . Télécharger le protocole. Les candidatures sont ouvertes pour les Trophées RSE Provence Alpes Côte d’Azur jusqu’au 30 juillet. Informations et inscriptions. Prolonger le télétravail après le déconfinement ? Petite sélection de fiches conseils et outils pratiques pour accompagner les entreprises : infographie « Comment télétravailler léger ? » de l’ADEME, « Questions/réponses Télétravail et déconfinement » du Ministère du travail, étude « Confinement, mobilité et modes de vie » menée parl’ObSoCo.
Découvrez notre sélection de guides méthodologique et de pratiques durables dans le domaine culturel. Ces ressources apportent des conseils pratiques, et des recommandations concrètes pour intégrer des initiatives soutenables dans vos projets artistiques .
Qu’est-ce qu’un décor éco-conçu ? Comment réduire son impact environnemental ? Quels conseils donner à son équipe
Agir pour des créations scénographiques dans le spectacle, le cinéma et les musées respectueuses de l’environnement , L’annuaire ci dessous vous propose de retrouver des prestataires écoresponsables et engagés afin d’accompagner votre créations.
L’UDS est la première organisation professionnelle du spectacle vivant à rejoindre L’association ARVIVA – Arts vivants, Arts durables née du constat que le spectacle vivant a un rôle majeur à jouer pour faire face aux enjeux environnementaux et nous souhaitons nous engager et agir ensemble et apporter notre expertise sur les enjeux écoconception
Depuis mars 2021, l’association ARVIVA – Arts vivants, Arts durables est engagée dans la création d’un simulateur d’empreinte environnementale du spectacle (SEEDS) . Cet outil permet aux professionnels du spectacle vivant non spécifiquement formés à la transformation environnementale de mesurer l’empreinte de chacun de leurs projets,
Fruit d’une réflexion transversale à tous les métiers représentés par XPO, il prône la collaboration tout au long d’un projet et invite les parties prenantes à partager leurs visions et leurs compétences des pratiques responsables, sociales et durables. En 50 recommandations concrètes,
Un nouvel outil en ligne offre un aperçu de l’impact CO2 des matériaux de votre projet de construction. CINARK de l’Académie royale danoise, de l’École d’architecture et de Vandkunsten ont développé la version interactive de la pyramide des matériaux de construction.
La pyramide ressemble à la pyramide alimentaire éducative qui a appris à des générations à manger plus sainement. La pyramide matérielle de Materialepyramiden.dk a le même objectif en termes de « régime » de construction plus sain pour le climat. Materialepyramiden.dk est conçu pour les architectes, les entrepreneurs, les maîtres d’ouvrage et autres dans le but de discuter et d’améliorer l’impact CO2 de la construction.
Rassembler, développer, innover et créer : le collectif a pour ambition de faire avancer et de fédérer tous les acteurs du secteur en les engageant dans des pratiques environnementales vertueuses.
Le Festival d’Aix publie le premier GUIDE MÉTHODOLOGIQUE D’ÉCO-CONCEPTION DES DÉCORS. Devançant les préconisations de la stratégie ministérielle de développement durable du Ministère de la culture encourageant « une démarche d’éco-conception dans la production des scénographies et des manifestations culturelles », le Festival d’Aix lance en 2014 une initiative en recherche et développement sur l’éco-conception de ses décors.
Ce guide a été élaboré par Yannick Le Guiner, designer spécialisé en écoconception et fondateur du Pôle Eco Design, dans le cadre du projet d’accompagnement des équipes du Festival d’Aix-en-Provence à l’éco conception, et est soutenu par l’ADEME et la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Il a pour objectif de réduire l’impact environnemental du Festival d’Aix-en-Provence et, plus globalement, de donner des clés afin de tendre vers une pratique durable du spectacle vivant.
Concrètement, c’est un outil qui permet de comprendre les différents enjeux (financiers environnementaux et humains) liés à la production d’un décor d’opéra et impliquer tous les partenaires et parties prenantes qui entrent en jeu dans ce processus. (voir notre page sur le collectif 17h25 et les éléments standards )
Guide à destination des directeurs et directrices de structures culturelles.
Le Collectif des festivals accompagne les organisateurs de festivals. L’enjeu est d’accompagner les structures culturelles à faire vivre leurs projets artistiques et socioculturels dans un monde en mutation
La Ville de Paris propose un livret opérationnel, fruit du travail mené avec les acteurs des réseaux culturels et les acteurs de l’économie circulaire, pour aider les lieux à s’engager dans une démarche de transition.
Pour développer les pratiques d’économie circulaire dans le monde de la culture, une large coopération a été mise en place par la Ville de Paris avec le monde de la culture. La direction des affaires culturelles (DAC), l’Agence de l’écologie urbaine (AEU) de la direction des espaces verts et de l’environnement (DEVE) ont travaillé avec une quarantaine d’acteurs culturels et acteurs de l’économie circulaire. Ensemble, ils ont trouvé et réuni des ressources, des expertises, des méthodologies et des expériences inspirantes.
un livret qui comprend 9 « boîtes à outils à télécharger
Mettre en oeuvre la transition écologique dans le spectacle vivant – Syndeac ( Premier syndicat des entreprises du spectacle vivant public ) Ce livret, intitulé « La mutation écologique du spectacle vivant : des défis, une volonté » est le fruit de plus d’un an de travaux.
Le livre vert du théâtre vise à rassembler cette réflexion en un seul endroit et à la développer sous la forme de conseils simples et pratiques sur les premières étapes que tout le monde devrait prendre pour rendre les productions, les bâtiments du théâtre durables. L’UDS a signé un accord pour traduire et adapter en Français la version 2
Le Collectif 17 h 25 rassemble l’Opéra de Lyon, le Festival d’art lyrique d’Aix-en-Provence, l’Opéra de Paris, le Théâtre du Châtelet et le Théâtre royal de la Monnaie de Bruxelles, autour de l’écoconception de décors d’opéra. Plus qu’un cercle de réflexion et de partage d’expérience, ce groupe apparaît comme un véritable laboratoire mutualisé travaillant sur des objets concrets. Il planche notamment sur la création d’un répertoire d’éléments scénographiques standardisés et adaptés à l’ensemble des lieux, le but étant notamment de réduire le nombre d’objets à produire mais aussi à transporter dans le cadre des tournées.
Des structures “standards”
Il convient d’imaginer “des objets qui soient standardisables et que nous puissions proposer à large échelle”, expose Frédéric Lyonnet. Ce qui, continue-t-il, nécessite de trouver des “consensus” entre les acteurs impliqués dans leur conception. Il précise : “Nous nous sommes demandés quels pouvaient être les éléments de décors sur lesquels nous pouvions tenter d’agir sans impacter le rendu scénographique. Nous sommes à peu près tous tombés d’accord pour dire qu’il s’agissait des structures qui soutiennent les éléments de décor et qui sont invisibles du public”. Frédéric Lyonnet évoque notamment des “ponts”, des “éléments sur lesquels nous ajoutons d’autres éléments” ou des “structures qui permettent de faire des élévations”.
L’enjeu de cette standardisation est d’arriver à créer des structures dites “répertoires”, appropriables par le plus grand nombre. Frédéric Lyonnet tente un parallèle avec le secteur du bâtiment : “C’est un peu comme pour les échafaudages : nous ne retrouvons pas toujours les mêmes sur les chantiers mais le principe est lui toujours le même”.
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LA RÉSERVE DES ARTS
Explore un nouveau champ à la croisée de la culture et de l’écologie, en France et à l’international. Son objectif est d’interroger et de répondre aux enjeux environnementaux, en intégrant les dimensions esthétiques, créatives, relationnelles, sensibles et imaginatives propres à l’art.
RESSOURCE défend une approche collaborative multi parties-prenantes, dans laquelle les solutions émanent d’échanges et de sensibilités différentes. RESSOURCE est conçu et piloté par l’association COAL, Coalition pour l’art et le développement durable, avec le soutien du Ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie. A la fois média, centre de ressource, et plate-forme collaborative devant permettre aux univers de la culture et de l’écologie de mieux se connaître, d’échanger, de partager des visions et de concevoir des projets communs,
Universcience, la Bibliothèque nationale de France (BnF), et Julie’s Bicycle (GB) ont conçu des guides dédiés à l’éco-conception des expositions et aux arts plastiques, à télécharger librement ici :
– Scénographie et développement durable. Recommandations à l’attention des scénographes et des graphistes, Bnf, guide 2011 >>> Télécharger
– Green Visual Arts Guide, Julie’s Bicycle. Ce guide a été créé pour accompagner le secteur des arts plastiques londonien dans sa démarche de réduction des impacts environnementaux (en anglais) >>> Télécharger
– Guide d’éco-conception des expositions, Cité des sciences et de l’industrie / Universcience >>> Télécharger
– Guide du développement durable des expositions à l’usage des scénographes, Bnf, 2008 >>> Télécharger
Le Ecolizer est un outil d’éco-conception et s’adresse à tous les concepteurs et les entreprises qui veulent connaître et abroder l’impact environnemental de leurs produits.
Le Ecolizer calcule rapidement et facilement l’impact environnemental de votre produit. Vous pouvez calculer l’impact environnemental global, et l’impact de chaque phase du cycle de vie d’un produit. Ainsi, vous pouvez aborder une phase du cycle de vie avec un fort impact environnemental. En plus de l’analyse d’un produit, vous pouvez également comparer les scores des produits entre eux.
La Matériauthèque AMAT : c’est une sélection de PRODUITS destinés à l’éco-conception d’un événement, d’un espace, d’un décor, d’un aménagement. La Matériauthèque est constamment enrichie et réactualisée par une veille constante des matériaux qui répondent aux critères et exigences des espaces auxquels ils sont destinés.
L’éco-conception se pense et se programme au démarrage de chaque projet. Un projet déjà existant est très difficilement transposable en projet éco-conçu.
AMAT Matériauthèque est adhérente de l’Institut National de l’Économie Circulaire et de la Fédération RCUBE, associations des entreprises pour une nouvelle vie des produits.
Découvrez l’outil développé par le CINARK (Centre danois pour l’architecture industrialisée), et son partenaire, qui illustre en quelques clics l’impact environnemental des principaux matériaux de construction.
La vision pyramidale, permet de se faire rapidement un aperçu de la durabilité relative des principaux matériaux. Il distingue :
Les potentiels de réchauffement de la planète (GWP)
Les unités de calcul.
Filtrage par groupes de matériaux( bois, métal, plastique…)
un guide annuaire sur la culture et le développement durable ! Le magazine La Scène publie la première édition de l’annuaire « Culture et Développement durable », un outil de travail au service de toutes les organisations culturelles. Cet ouvrage recense de multiples acteurs, répartis en 10 chapitres, qui peuvent être utiles au développement et à la conduite de projets culturels.
Acteur du Ré-emploi National Ressourcerie Culturelle en Occitanie
“La première rencontre organisée sur le thème « Spectacle vivant, ça chauffe ! » a permis d’aborder la question de l’engagement artistique et politique des artistes face à la prise de conscience collective du réchauffement climatique et de ses conséquences catastrophiques pour la biosphère et pour l’humanité. Face à ce chantier vertigineux que représente la réinvention de notre modèle économique et social et la réorientation de nos activités, il apparaît nécessaire de recenser les initiatives innovantes, les projets inspirants, les ressources, d’échanger collectivement dans l’esprit d’un apprentissage collaboratif pour nous permettent de nous constituer des « boîtes à outils », de nous orienter et d’agir.”
La Réserve des arts est une association qui a pour mission d’accompagner les professionnels du secteur culturel à éco-fabriquer leurs productions évènementielles culturelles ou leur production en petite série. Notre plateforme unique en France propose des matériaux de réemploi, un service de récupération rebuts, des formations et du conseil en techniques d’éco-fabrication à la Culture et la Création.
La Réserve des arts ou comment l’Art du Réemploi devient un savoir-faire constitutif de l’Excellence Culturelle Française.https://www.lareservedesarts.org/
PLINTH
Chez Plinth, nous adoptons une approche 360, en favorisant la circularité et le réemploi des éléments de scénographie de la conception de l’exposition
COAL mobilise les artistes et les acteurs culturels sur les enjeux sociétaux et environnementaux et accompagne l’émergence d’une nouvelle culture de l’écologie à travers ses actions tel que le Prix COAL, le commissariats d’exposition, le conseil aux institutions et aux collectivités, la coopération européenne, et l’animation de conférences, d’ateliers et du premier site dédié Ressource0.com
LVMH annonce le lancement de Nona Source, première plateforme en ligne de revente de matières d’exception provenant de ses Maisons de Mode & Maroquinerie. Créée par des collaborateurs du Groupe grâce au programme d’intrapreneuriat DARE (Disrupt, Act, Risk to be an Entrepreneur), Nona Source met à disposition de jeunes créateurs et jeunes marques en Europe des tissus et des cuirs haut de gamme à prix compétitifs pour encourager la réutilisation créative. Entièrement numérique, Nona Source est une solution innovante pour les professionnels. Le catalogue varié et prestigieux permet d’accéder en ligne à un vaste choix de matières, de la dentelle au cuir, de compositions, de grammages, de coloris et de motifs. Seuls les motifs exclusifs ou les tissus logotypés ne sont pas proposés à la vente. Depuis la rentrée, Nona Source a pris ses quartiers au sein de La Caserne,une adresse qui n’a rien d’un hasard alors que l’espace, situé dans le 10ème arrondissement de Paris, se veut devenir le plus grand accélérateur de transition écologique Mode et Luxe en Europe Showroom Nona Source @ La Caserne. 12 Rue Philippe de Girard, Paris 10.
La première plateforme de revalorisation de stocks de tissus dormants. Uptrade source en France et en Europe les stocks dormants des fabricants et des marques de mode pour les mettre à la disposition de ceux qui savent leur donner une seconde vie.