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Dénaturation d’une œuvre d’art et le droit moral de l’artiste

Dans l’ affaire emblématique dite Bernard Buffet, dans laquelle l’artiste Bernard Buffet peint une nature morte sur un réfrigérateur qui est vendu aux enchères. L’acquéreur de l’œuvre décide de découper les panneaux de l’appareil pour les revendre séparément. L’artiste fait opposition à la vente et sollicite des dommages et intérêts pour atteinte à son droit moral.


La Cour de cassation donne gain de cause à l’artiste aux motifs que : « le droit moral qui appartient à l’auteur d’une œuvre artistique donne à celui-ci la faculté de veiller, après sa divulgation au public, à ce que son œuvre ne soit pas dénaturée ou mutilée lorsque, comme en l’espèce, la Cour relève souverainement que l’œuvre d’art litigieuse, acquise en tant que telle, constituait une unité dans les sujets choisis et dans la matière et que par le découpage des panneaux du réfrigérateur, l’acquéreur l’avait mutilé » . (Cass. 1e civ. 6 juillet 1965)

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Le stand Fédération XPO -au SITEM

La Fédération des concepteurs d’expositions regroupe les acteurs de l’écosystème à travers leurs associations et leur syndicats: muséographes, scénographes, concepteurs lumière, graphistes, designers, producteurs audiovisuel, multimédia et numérique, conservateurs, médiateurs, manipeurs…

Dix associations  et syndicats professionnels sont ses membres actifs :

Association Les Muséographes (LM)
Association Professionnelle des Muséographes (APM),
Association Scénographes (AS),
Union des Scénographes (UDS),
Association des concepteurs lumière et éclairagistes (ACE),
Association des producteurs d’expériences numériques (PXN),
Alliance France Design (AFD),
Associations des agenceurs (RefMuséo),
Association des Préventeurs Universitaires et Techniciens

de Conservation – Conservation du Patrimoine (APrévU)
Professionnels de l’Image et des Archives de la Francophonie (PIAFimages)

au SITEM ! Imaginé et conçu par dUCKS scéno et Krzysztof Sukiennik 👏🏼stand F18, pour la 29ème édition SITEM, Salon International des musées, des lieux de culture et de tourisme, est de retour au Carrousel du Louvre les 25 et 26 Mars 2025

Fabrication : SEQUOIA et TRAPHOT

Jurisprudence Contrefaçon oeuvre lumineuse de Michel de Broin

Contrefaçon : appréciation de la protection de la plus grande boule à facettes du monde Michel de Broin est un artiste visuel dont le travail repose sur le détournement d’éléments du quotidien.

En 2009, il a conçu une œuvre monumentale dans le cadre de la Nuit Blanche à Paris intitulée La Maîtresse de la Tour Eiffel.Présentée dans le Jardin du Luxembourg à Paris, cette œuvre consistait en la suspension par une grue d’une boule à facettes d’un diamètre de 7,5 mètres et composée de 1000 miroirs. Cinq projecteurs permettaient aux faisceaux lumineux d’être reflétés dans le jardin, et notamment sur la façade du Palais du Luxembourg.L’artiste a découvert que la société ayant fabriqué la boule l’avait ensuite utilisée régulièrement : en 2019 lors de l’inauguration d’un magasin des Galeries Lafayette, mais également en 2011 au festival Solidays, puis à celui des Vieilles Charrues, en juillet 2012 sur la Tour Eiffel et en 2014 lors de la Fête des Lumières à Lyon.

L’artiste a alors assigné, le 6 août 2024, la société en contrefaçon. Reconnue en première instance, l’originalité de l’œuvre présentée lors de la Nuit Blanche n’était plus contestée.Dans son arrêt, la Cour d’appel confirme dans un premier temps la prescription pour les actes antérieurs de plus de cinq années au jour de l’assignation.Dans un second temps, les magistrats se concentrent sur les actes non prescrits. La contrefaçon d’une œuvre de l’esprit consiste dans la reprise des éléments dits originaux.

L’œuvre protégée avait été caractérisée en première instance par « une association d’éléments évocatrice d’un ‘phénomène céleste’, l’originalité résultant du détournement de l’utilisation classique d’une boule à facettes et de son positionnement en surplomb associé à la puissance des éclairages, l’ensemble modifiant la perception de l’environnement. L’œuvre n’est originale que dans sa relation avec un décor. »

Or, la boule à facettes n’est qu’une des composantes de l’œuvre protégée par le droit d’auteur. Et comme l’a relevé le Tribunal, la boule miroir est exclue du périmètre de la protection.Dès lors, la photographie de la seule boule ou de la boule suspendue à une grue éclairée ne constitue pas une contrefaçon.Il en est de même de l’utilisation de la boule à facettes dans sa fonction usuelle d’agrément lors de l’inauguration des Galeries Lafayette, à une hauteur moindre, sans qu’il soit établi une modification de la perception de l’environnement.

La Cour relève d’ailleurs qu’à l’occasion de la Nuit Blanche, l’environnement était plongé dans le noir, alors que tel n’était pas le cas lors de l’inauguration du grand magasin.En revanche, une vidéo présente sur le site Internet de la société, montrant les effets lumineux de la boule sur les bâtiments environnants, constitue une reproduction non autorisée.La société est condamnée à verser la somme totale de 65 000 euros en réparation du préjudice subi pour ce dernier acte.CA Versailles, Ch. civ. 1-1, 18 mars 2025

demande le respect du cadre des conventions Collectives du montant de l’indemnité forfaitaire de déplacement

la branche des arts lyriques UDS, UNISSON, et le SNAC demande le respect du cadre des conventions Collectives du montant de l’indemnité forfaitaire de déplacement

Le récent clausier présenter par 14 organisations syndicales et Arviva est l’occasion pour l’UDS, UNISSON et le SNAC de rappeler les règles obligatoires pour les grands déplacements des artistes et techniciens.

Dans le cadre de sa démarche écoresponsable et dans le but de réduire l’impact environnemental de ses activités, l’ORGANISATEUR s’engage à proposer :

Dans le cadre de sa démarche écoresponsable et dans le but de réduire l’impact environnemental de ses activités, le PRODUCTEUR souhaite privilégier :

un logement accessible à pied ou en transport en commun depuis le lieu de répétition et de représentation, et si possible de la gare

un logement chez l’habitant OU une location temporaire (si séjour de longue durée) OU dans un hôtel disposant d’un écolabel comme par exemple l’Ecolabel européen ou La Clef Verte. Dans le cas d’un hôtel (disposant d’un écolabel ou non), le Producteur souhaiterait disposer en amont du contact de l’hôtel

Le grand déplacement (à défaut de zone géographique précisée dans l’accord d’entreprise,) est caractérisé par l’impossibilité pour un salarié de regagner chaque jour son lieu de domicile du fait de ses conditions de travail.

Lorsque les conditions du grand déplacement sont réunies, une indemnité de déplacement est due. Cette indemnité permet de couvrir les frais supplémentaires de nourriture et d’hébergement engagés par les membres du personnel artistique chorégraphique. Elle peut être versée forfaitairement et également fractionnée suivant les circonstances du déplacement. L’indemnité de déplacement est versée selon les modalités et la ventilation prévues par la convention collective.

En application de l’article 2 de l’accord du 2 Mai 2024 relatif aux salaires minima conventionnels à partir de l’année 2024, le montant de l’indemnité forfaitaire de déplacement est de 115,70 euros à compter du 1er septembre 2024, ventilé selon les modalités suivantes :
– 20,70 € chaque repas principal ;
– 74,30 € chambre et petit déjeuner ;
– 7,30 € le petit déjeuner seul.

Nous, organisations professionnelles du spectacle vivant, souhaitons attirer votre attention sur une problématique majeure concernant les défraiements alloués aux artistes et techniciens en déplacement dans le cadre de productions lyriques. 

Les forces musicales représentant les maisons d’opéra sont signataires du CCNEAC du spectacle vivant, dont les barèmes de défraiement, réévalués chaque année, s’élèvent en 2024 à 115,70 €. Or, nous constatons que certains contrats proposés dans les opéras appliquent soit un barème ROF (Réunion des Opéras de France), soit un CCNEAC assorti d’une exonération sur la base URSSAF, réduisant le montant à 98,30 €. 

La question des barèmes de défraiement appliqués par les adhérents de la ROF et des Forces musicales est particulièrement sensible pour nous : 

Le barème URSSAF ne peut en aucun cas constituer une référence adéquate, puisqu’il n’est pas réévalué annuellement en fonction de l’inflation, et lorsqu’une convention a été signée, il ne devrait y avoir aucune raison de s’en exonérer et d’appliquer une référence inadaptée et préjudiciable aux professionnels concernés. 

A ce jour, tel que cela est proposé aux artistes et techniciens du secteur, les défraiements qui nous sont alloués ne suffisent donc plus à couvrir les frais de logement à proximité des maisons d’opéra dans les grandes villes où nous travaillons. La situation devient d’autant plus préoccupante que le barème de la convention collective CCNEAC, réévalué chaque année répond mieux aux obligations des employeurs et à la réalité du terrain. Il se crée alors un fossé entre les défraiements des uns et des autres, selon le secteur. 

Nous sommes bien entendu parfaitement conscients du contexte économique et des contraintes qui pèsent sur les institutions culturelles. Cependant, l’absence d’adaptation de ces barèmes nous place dans une situation où, faute d’alternative, nous devons assumer nous-mêmes une part croissante de nos frais d’hébergement, ce qui n’est pas acceptable compte tenu de nos statuts. 

Nos rémunérations n’étant, au demeurant, pas du tout croissantes, voire diminuent ces dernières années pour certains métiers, cette situation participe d’une précarisation qui, à terme, menace l’équilibre même de nos professions. 

Aussi, nous restons à votre disposition pour étudier ensemble une solution permettant d’assurer des conditions de travail dignes et conformes aux exigences de nos métiers. 

https://www.artcena.fr/precis-juridique/droit-du-travail/remuneration-et-frais-professionnels/salaires-et-primes

réponse des Forces Musicales

Madame, Monsieur, 

À la suite de votre courriel du 24 mars 2025 par lequel vous nous interrogez sur la prise en charge des frais professionnels des artistes et techniciens par les maisons d’opéra, adhérentes de nos organisations, nous avons convenu avec Frédéric Pérouchine que ce sujet relève de la compétence du syndicat Les Forces Musicales.

Le tarif de 115,70 euros, que vous mentionnez, est en effet le montant prévu pour les salariés engagés par les entreprises artistiques et culturelles, selon l’article 2 de l’accord de branche du 2 mai 2024 lorsque l’indemnité de grand déplacement est versée de manière forfaitaire (il est également possible de rembourser les frais réels ou que l’employeur prenne directement en charge les frais).

Ce tarif et cet article sont prévus dans le cas particulier des « petits et grands déplacements ». Ce même article renvoie à l’article VIII de la convention collective nationale des entreprises artistiques et culturelles (CCNEAC), qui définit les petits et grands déplacements comme des déplacements « hors des sites de l’entreprise », vers « un autre lieu de travail ». Les indemnités de petits et grands déplacements ne sont donc juridiquement dues qu’en cas de déplacement du salarié hors de son lieu de travail habituel, ce qui correspond par exemple au cas des tournées, et non pas à toutes les hypothèses des déplacements des salariés.

Ce principe de prise en charge des frais professionnels liés aux déplacements hors du lieu de travail habituel, qui existe également dans d’autres branches professionnelles, est confirmé par l’Administration et la jurisprudence. D’une part, selon le Bulletin Officiel de la Sécurité Sociale, « le grand déplacement résulte…de l’envoi du salarié en mission dans un lieu différent de son lieu habituel de travail » (Frais professionnels, point 1250) et « la situation de grand déplacement ne peut être…admise…pour des salariés embauchés de manière ponctuelle pour réaliser une mission dans une localité éloignée de leur domicile » (Frais professionnels, point 1260). D’autre part, la Cour de cassation a confirmé que l’indemnité de grand déplacement de la convention collective nationale des entreprises artistiques et culturelles, suppose un déplacement vers un lieu de travail différent du lieu de travail habituel. Cette jurisprudence résulte notamment d’un arrêt de la Chambre sociale de la Cour de cassation du 18 décembre 2019, précisant que « le salarié pouvant bénéficier de l’indemnité de grand déplacement est celui qui effectue des déplacements de son domicile vers un autre lieu de travail que son lieu de travail habituel ».

Lorsque les salariés sont dans ce cas, ils doivent bénéficier de l’indemnité de grand déplacement, ce que nous indiquons et rappelons à nos adhérents.

Le montant de cette indemnité est bien celui prévu par les accords salaires rattachés à la convention collective nationale des entreprises artistiques et culturelles, et non par l’URSSAF. En revanche, seul le barème URSSAF est applicable s’agissant du calcul de l’assiette des cotisations sociales. Lorsque l’indemnité conventionnelle est applicable, si le montant de l’indemnité est supérieur au montant déductible selon le barème de l’URSSAF, une partie de la somme doit être assujettie aux charges sociales, générant un surcoût pour l’employeur et une réduction du salaire net pour le salarié.

Par ailleurs, afin de simplifier le cadre juridique applicable, la Réunion des Opéras de France nous fait savoir qu’elle avait renoncé à l’usage de recommander des tarifs particuliers, différents de la convention collective.

En dehors des cas des petits et grands déplacements, le versement de l’indemnité de 115,70 euros n’est pas prévu, ni par la convention collective, ni par une autre source juridique.

A ce jour, les syndicats de salariés représentatifs dans la branche n’ont pas demandé de modification des règles conventionnelles relatives aux petits et grands déplacements (titre VIII de la convention collective nationale des entreprises artistiques et culturelles).

Pour autant, en l’absence d’obligation conventionnelle, notre organisation recommande à ses adhérents de prendre en charge les frais professionnels des artistes et techniciens qu’elles engagent, malgré les difficultés budgétaires des maisons d’opéras, selon des modalités propres à l’établissement ou à la collectivité territoriale, ce qui explique des différences de traitement selon les structures, qui sont juridiquement distinctes les unes des autres.

Enfin, nous vous indiquons que le régime social applicable aux indemnités de petits et grands déplacements étant complexe et peu sécurisé pour les structures, l’ensemble des partenaires sociaux de la branche des entreprises artistiques et culturelles a interrogé la Direction de la Sécurité Sociale par écrit, le 13 avril 2023. Malgré nos relances, ce courrier est resté à ce jour sans réponse.

Je reste à votre disposition pour tout échange qui vous semblera utile et vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de notre considération distinguée.

Sébastien Justine

Directeur

Les Forces Musicales

Chronologie de nos processus de créations

Depuis 1996, l’UDS cherche à clarifier et bâtir un cadre stabilisé et sécurisé pour le statut des scénographes, de spectacles vivants.

Force est de constater que la situation de l’emploi est différente entre les artistes et les techniciens. Les créateurs/créatrices, sont aujourd’hui dans une situation plus fragile, leur rémunération déclarés de manière forfaitaire est moindre et le nombre moyen d’heures de travail qu’ils effectuent également.

Ce document rend compte de la chronologie du travail d’un scénographe créateurs/créatrices costumes et lumières et des réalités de la rémunération de nos métiers. Derrière la question du statut : annexes 8 ou 10 du régime de l’intermittence se joue une réalité tangible : celle de la rémunération du travail invisible et des heures passées non reconnues

. Ce document en témoigne, à l’échelle d’un projet, le temps reconnu et payé n’est que la partie émergée d’un processus créatif bien plus vaste.
Il met également en avant les deux principaux axes d’améliorations possible : 
le passage de l’annexe 8 (techniciens) a l’annexe 10 (artistes) de tous les métiers de la création (décors, costumes et lumière) 
– la nécessaire mise en place d’un Organisme de Gestion Collective OGC qui permettra de prélever à la source les droits d’auteur relatifs à l’exploitation / diffusion de nos œuvres, dans le cadre du plan Mieux produire mieux diffuser

le rapport Ministériel de 2015 Bâtir un cadre stabilisé et sécurisé pour les intermittents du spectacle. Etude et rapport | Hortense Archambault préconisait déjà p32 : « Une réflexion mérite d’être menée au niveau des branches sur une répartition différente de certains métiers techniques étroitement liées à la création artistique. Sans doute faudrait-il, affecter dans l’annexe 10 certaines professions aujourd’hui considérées comme techniques alors qu’elles sont attachées à la conception du spectacle et font partie de l’équipe de création. Ces métiers sont de fait souvent rémunérés de manière forfaitaire et sont très dépendants de leur nature artistique pour trouver un contrat : dramaturge, scénographe, éclairagiste, créateur costume etc... »

Mais que diable allions nous faire dans cette galère !

Dans une époque où tout semble vaciller, où les crises s’enchaînent, d’une ampleur inédite, et où les certitudes se dissipent comme brume au soleil, il devient impératif de s’interroger sur ce qui reste lorsque tout s’effondre.

Il est des silences assourdissants, ceux d’un pays qui, jadis, portait la culture en étendard et qui, aujourd’hui, la tolère comme un poste de dépense superflu, ou chaque crise successives, économiques, écologiques, numériques, technologiques, organisationnelles… résonnent comme une mise en demeure.

En ces temps de vaches maigres, les aléas d’alternances politiques hasardeuses imposent une asphyxie comptable. Des villes, des départements, des régions entières serrent la ceinture de leurs budgets, mutilant ce qui nous tient debout. Pendant la crise du Covid, le ministère nous parlait de “trous dans la raquette” dans le tissu culturel. Des pertes visibles, certes, mais dont on sous-estimait déjà l’ampleur et la portée.

Le spectacle vivant est à genoux. Non pas parce que ses artistes et ses techniciens manquent de passion ou d’idées, mais parce qu’ils manquent de moyens, de reconnaissance, et de perspectives.

La promesse de “mieux produire, mieux diffuser”, semble bien dénuée de sens quand la réalité se résume à “ni produire, ni diffuser”. Ce plan managérial altère en profondeur les équilibres sans garantir un cadre stable et adapté aux mutations des métiers, en occultant ou minimisant l’instabilité et la précarisation croissante des métiers techniques et artistiques. Raccourcir les budgets et les temps de créations brutalement ne poussent pas à l’efficacité, mais à l’inertie : moins de créations, moins de prises de risques, moins de diversité.

L’UDS demande depuis plus de dix ans que nos métiers de la création soient inscrit dans la bonne annexe (annexe 10 Artiste)  pour bénéficier d’un régime d’assurance chômage adapté, cohérent et en adéquation avec les processus de création, pour pouvoir dignement vivre de son art, répondre aux mieux aux enjeux de mobilités internationales et aux besoins de formations pour mieux anticiper les crises plutôt que de les subir en continu. 

Du 17 au 21 mars 2025, les professions artistiques et techniques de la Culture  se mobilisent pour rappeler leur rôle essentiel. L’Union des scénographes (UDS) s’associe au mouvement national

L’UDS ne demandera pas de faire grève. Nous savons que, dans nos métiers, l’absence de travail est déjà une menace permanente. Mais dans ce remue-ménage nous refusons d’être invisibles !

Il ne s’agit plus seulement de défendre nos conditions de travail. Il s’agit de préserver la possibilité même de créer. Si la culture est une maison, alors le Ministère devrait être notre toit, notre refuge contre les tempêtes politiques et économiques.

Nous avons besoin d’un “Valois de la Culture”, une ambition claire, un signal fort, un engagement national qui affirme un plan culturel, où l’on décide si ce pays veut encore rêver, penser, inventer, espérer ….!

Book Technique du Spectacle – L’annuaire de référence en ligne

– L’annuaire de référence désormais 100 % numérique et gratuit : il regroupe les fabricants, revendeurs, installateurs et prestataires de service en France et dans les pays voisins;

– La plus grosse base de données française concernant le spectacle vivant et l’événementiel.

– Recherche par mot-clé, par secteur ou par proximité géographique.

Le BTS est édité par les Éditions AS, qui proposent toute l’actualité pour les spécialistes du spectacle & et toute l’expertise des métiers de la scène.

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PODCAST Conférences UDS- JTSE

retrouvez en intégralité toutes les conférences et tables rondes UDS des JTSE sur les thématiques de la scénographie des JO, de la technique, de la lumière, de l’écoresponsabilité,

Cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris : une folie scénographique

Le 26 juillet 2024, du pont d’Austerlitz jusqu’au pont d’Iéna, du XIIIème arrondissement où embarquent 10 500 athlètes, jusqu’aux Jardins du Trocadéro, la Cérémonie d’Ouverture des Jeux Olympiques de Paris a concentré en trois heures et demie ce qu’aurait été la folle programmation d’un gigantesque festival de théâtre de rue le long de six kilomètres des quais de la Seine : à ciel ouvert, porté par le souffle du théâtre archaïque, de l’opéra, de la danse, par les visions de l’in situ et de la pyrotechnie, avec le cinéma pour «coudre» ensemble les espaces-temps. Rencontre avec les artisans de cette “folie scénographique”.

Lola Breig

Étienne Guiol Studio BK et Studio A+E

Bruno de Lavenère scénographe UDS

Alexandre de Dardel scénographe

Retardateurs de flammes et transition écologique : les défis scénographiques

Le spectacle vivant fait face à un double enjeu : garantir la sécurité des productions face aux risques d’incendie tout en limitant son impact environnemental. Désormais les retardateurs de flammes, utilisés pour protéger les matériaux scéniques contre le risque d’incendie des ERP, sont une source de préoccupations croissantes en matière de santé, d’environnement et soulèvent des défis pour l’économie circulaire et le réemploi.

Amandine Belkhiria Dupont Thalie Santé

Karine Duquesnoy Ministère de la Culture

Annabel Vergne Les Augures

Thibault Sinay UDS

Comment apprécier la sensibilité artistique d’un outil technique ? Technologie & esthétique

Dans cette table ronde organisée par l’UCL, nous explorerons trois aspects essentiels pour enrichir notre regard artistique face aux sources spectrales et développer une approche créative et intuitive :

  • Savoir apprécier et comprendre l’usage artistique qui peut découler d’une source sans se référer principalement aux spécificités techniques ;
  • Éduquer son œil aux différentes sources spectrales ;
  • Mathieu Cabanes créateur lumière
  • Elsa Revol Créatrice lumière
  • Alexis Billard Pupitreur

Prévention des risques environnementaux dans le spectacle vivant

organisée par Valentina Bressan UDS

Une table ronde incontournable sur un sujet encore trop peu abordé dans le secteur du spectacle vivant : les risques environnementaux. Des vagues de chaleur aux incendies, des pénuries de matériaux essentiels et d’énergie aux restrictions d’eau, des tempêtes imprévisibles aux polluants invisibles dans les matériaux scéniques, les défis se multiplient. Mais comment anticiper, prévenir et former aux nouveaux risques alors que les équipes techniques sont déjà fortement sollicitées ? Pourquoi ce sujet ? Les risques environnementaux prennent des formes diverses : physiques, sanitaires, réputationnels et de responsabilité. Leur impact peut affecter à la fois la santé des travailleurs et la viabilité même des événements. Ensemble, nous explorerons comment le secteur du spectacle vivant – et plus spécifiquement les cadres techniques – peut se préparer et s’adapter pour faire face à ces enjeux. Cette rencontre vise à initier une réflexion pratique et accessible, avec des échanges constructifs et des exemples concrets pour comprendre l’ampleur des risques environnementaux et les solutions possibles. À l’heure où l’urgence écologique et climatique devient prioritaire, rejoignez-nous pour ouvrir le débat et contribuer activement à l’élaboration d’un spectacle vivant résilient et durable.

https://jtse.fr/conferences/?jsf=jet-engine:conferences&tax=c-editions:78

l’UCL- Fusionne avec l’UDS

En ce début d’année 2025, l’Union des Créatrices et Créateurs Lumière (UCL) cède la place à une entité élargie, renforcée par la force du collectif , par l’ambition d’une représentation unifiée et syndicale dans ses périodes d’austérités et de mutations.

Nous devenons UDS-Lumière, une des trois entités de la grande Union des Scénographes (UDS), aux côtés de UDS-Décors et UDS-Costumes

Fondée il y a 16 ans par Fabrice Kebour, Marie Nicolas, Stéphanie Daniel et Laurent Béal, l’UCL a été un foyer de passion et d’engagement. À toutes celles et tous ceux qui y ont consacré leur énergie, à chaque éclairagiste qui a fait briller cette association, nous adressons notre reconnaissance. http://www.uniondescreateurslumiere.com/

Ce que vous avez construit ne disparaît pas. Cela se transforme, cela s’élargit, cela s’enrichit.

Nous vous invitons donc, si ce n’est pas encore fait, à rejoindre l’UDS , l’adhésion vous engage à l’UDS d’une façon générale. C’est ensuite à l’intérieur de celle-ci que vous choisirez les travaux qui vous concernent le plus, notamment la lumière, tout en sachant que tous vous resteront ouverts. Désormais, nos infos seront envoyées uniquement aux membres de l’UDS. Si vous souhaitez continuer à les recevoir, n’oubliez pas d’adhérer à l’UDS.