Archives de catégorie : Spectacle vivant

observatoire des métiers: scénographe et design costume

L’art difficile de la relance

Un problème majeur chasse l’autre dans notre société en crise perpétuelle,  Alors après avoir été frappés de plein fouet par la pandémie,  deux années blanches, une période de reprise bousculée, les secteurs culturels doivent maintenant faire face aux mêmes énormes défis en se relançant dans un contexte de pénurie sur fond d’inflation de l’énergie et des matériaux.
Dans le contexte politique actuel du spectacle vivant post covid et année blanche, les enjeux sont importants :, social, sociétal, économique , écologique….

Les premiers échos politiques que nous avons,  font état d’une renégociation prévue  la saison prochaine des Annexes 8 et 10 de l’Assurance Chômage, liée à au régime spécifique des salarié·e·s intermittent·e·s du spectacle. Un durcissement des conditions d’accès ou d’indemnisation est envisagé avec une augmentation du nombre d’heure au-delà des 507 Heures , en parallèle d’une mutation écoresponsable avec une invitation à un ralentissement des productions, des réductions budgétaires par des désengagements des collectivités territoriales .

L’UDS est en négociation avec le Ministère et les organisations professionnelles pour suivre l’évolution des stratégies et mutations de nos métiers dans ce contexte défavorable.

Pour mieux vous représenter , analyser cette période et défendre nos métiers nous avons besoin de mieux saisir vos problématiques et vous invitons donc à répondre à ce rapide questionnaire..

https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSe8H9R6n0elGCu_wD6GGeREpx4z_9MloRhRRF7uu6Bn0rueYA/viewform?usp=sf_link

Droit de réponse de l’Académie des Molières pour réhabiliter le Molière de la meilleure création décor, le Molière de la meilleure création costume ainsi que le Molière de la meilleure création lumière.

Cher.e.s ami.e.s,
Vous vous êtes associés à nous en interpellant l’Académie des Molières pour demander que soient réhabilités le Molière de la meilleure création décor, le Molière de la meilleure création costume ainsi que le Molière de la meilleure création lumière.
Grâce au soutien que vous nous avez apporté en signant notre lettre (visible sur le site de l’UDS), nous avons pu faire entendre notre voix. Nous vous remercions chaleureusement.
Ainsi Marie Sorbier nous a donné la parole dans Affaire en cours sur France Culture le 15 avril 2022 (à écouter ici). Notre pétition sur Change a recueilli près de 2350 signatures et a été partagée près de 950 fois (à voir ici).

Suite à nos échanges un rendez vous est prévue à la rentrée de septembre 2022

Réponse de l’Académie des Molières:

Chers amis,

Nous nous sommes déjà entretenus à plusieurs reprises sur ce sujet qui nous interpelle autant que vous, et sur lequel nous n’avons pas de solution satisfaisante à ce jour. Car s’ajoutent aux créations décor, lumière et costume que vous revendiquez, nombre d’autres familles souvent toutes aussi essentielles à la création théâtrale : vidéo, son, musique originale, marionnettes, masques (que serait sans elles le merveilleux Voyage de Gulliver), chorégraphie et direction musicale (que seraient sans elles les formidables Producteurs et autres ?), sans oublier les auteurs de livret, adaptateurs, traducteurs, et autres nombreux collaborateurs qui participent de la création théâtrale.

Alors, quoi ? Mettre en avant 3 catégories sur une douzaine ?

Certes les Molières sont attachés à mettre en avant le spectacle vivant dans toutes ses dimensions, tout comme ils s’efforcent par ailleurs de participer d’une meilleure représentation des genres ou de la diversité.

Mais notre objectif premier reste de soutenir une diffusion théâtrale qui a besoin des énergies conjuguées de tous. Les spectateurs qui retrouveront le chemin de nos théâtres voient, comme nous, la contribution à la magie théâtrale de tous ceux dont je viens d’énumérer de façon non exhaustive les professions.

Nous comprenons vos combats, même si nous ne pouvons pas donner aujourd’hui satisfaction à votre demande. Notre fenêtre télévisuelle du spectacle vivant ne dispose hélas pas de tous les atouts de l’industrie cinématographique : vedettes, bandes-annonces très professionnelles, notoriété, audiences en conséquence, moyens financiers, et d’abord et surtout une durée d’émission de plus de 3h30 pour les César alors que nous sommes contraints par la chaîne à ne pas excéder 2h15 !

Les postures qui réclament de supprimer deux respirations de 2 minutes pour ajouter 2 prix (et pourquoi ceux-là plutôt qu’une dizaine d’autres ?) négligent le fait que les spectateurs n’ont qu’un effleurement du doigt pour changer vers la centaine d’autres chaînes qui leur proposent mieux qu’un long palmarès. Et le spectacle vivant ce n’est pas ceci ou cela mais ceci et cela comme le rappelait Laurent Terzieff ! La Cérémonie des Molières ne peut pas se cantonner à l’énumération de 19 prix, ponctués de remerciements hélas souvent convenus ; l’humour y a tout aussi bien sa place.

Pour toutes ces raisons, je ne suis pas sûr que les Molières soient spécifiquement le lieu de votre demande. Cette Cérémonie est, et doit être, également un spectacle. C’est ce à quoi nous travaillons. Réjouissons-nous d’être revenus en première partie de soirée et de n’être plus cantonnés à un horaire ultra confidentiel entre 23h et 1h du matin !

Je vous prie enfin de m’excuser d’avoir mis quelques jours à vous répondre : dix jours avant la Cérémonie je ne dispose hélas pas beaucoup de mon temps.

Je reste à l’écoute de vos suggestions,

H . L Délégué général Les Molières

Réponse de l’UDS et UCL:

Mesdames et Messieurs les membres du Conseil d’Administration de l’Académie des Molières,

Nous vous remercions pour votre réponse qui fait suite à notre lettre ouverte demandant que soient réhabilités les Molières pour la meilleure création décor, la meilleure création costume et la meilleure création lumière.

Nous sommes bien conscients de la complexité inhérente à la production de la cérémonie des Molières intégrant le calibrage requis par France Télévision, ainsi que la gageure de ne perdre aucun téléspectateur en route. L’Académie est une association, évidemment libre de mettre en oeuvre les choix votés par son conseil d’administration. 

Ceci étant dit, la cérémonie ayant une place de choix dans le calendrier culturel français, au même titre que les Césars ou que le festival de Cannes, cette cérémonie étant tellement attendue, espérée, voir même contestée par la profession, vous comprendrez aisément que son public, et nous-mêmes, nous nous l’approprions au point de vous solliciter légitimement. En rêvant la voir évoluer, et qu’elle demeure le reflet fidèle et généreux de notre société, nous l’aimons, nous voulons continuer à la regarder, à y participer, à y être félicités.

Nous vous remercions donc d’avoir enfin entendu que nous ne défendons pas les professionnels que nous représentons (les créateurs de décors, costumes et lumières) par pur esprit de chapelle mais que l’action que nous avons menée a rencontré un écho réel dans la profession et au-delà (cf signataires professionnels de la lettre ouverte, pétition signée par plus de 2500 personnes, interview France Culture).

Vous n’avez pour l’instant pas trouvé de solution équilibrée afin d’offrir une meilleure visibilité aux métiers autres que ceux de comédien et de metteur en scène. Nous pensons cependant que cette solution existe, et que nous pouvons la trouver ensemble.

La cérémonie pourrait avoir une version longue pour les spectateurs sur place également disponible en streaming, et une version allégée, « grand public », pour les téléspectateurs. Ceci n’est qu’une idée parmi tant d’autres, dont nous pourrions parler ensemble.

Nous vous prions de nous recevoir, ou mieux, d’accueillir un des professionnels que nous représentons au sein de votre conseil d’administration, pour rêver et réaliser la cérémonie de demain, encore plus belle que l’édition 2022.

Veuillez recevoir nos meilleures salutations et soyez assurés de notre esprit constructif.

L’union des scénographes et L’union des créateurs lumière

Passer les créateurs de l’annexe 8 à l’annexe 10

Depuis plusieurs années l’UDS œuvre auprès des pouvoirs publics et politiques pour clarifier le statut du scénographe, en s’appuyant notamment sur le rapport de la mission de concertation et de proposition menée par le député Jean-Patrick Gille, l’ancienne directrice du Festival d’Avignon Hortense Archambault et l’ancien directeur général du travail, Jean-Denis Combrexelle remis le 7 janvier 2015. intitulé « bâtir un cadre stabilisé et sécurisé pour les intermittents du spectacle ».

I–LES REGLES D’AFFILIATION

Le Règlement général annexé à la convention du 14avril2017pose les conditions générales d’accès au régime d’assurance chômage en précisant qu’il «assure un revenu de remplacement dénommé allocation d’aide au retour à l’emploi, pendant une durée déterminée, aux salariés involontairement privés d’emploi qui remplissent des conditions d’activité désignées périodes d’affiliation, ainsi que des conditions d’âge, d’aptitude physique, de chômage, d’inscription comme demandeur d’emploi, de recherche d’emploi »

2.Les conditions propres aux professionnels du spectacle sont précisées dans les annexes 8 et 10 à ce Règlement.

1 -Les annexes 8 et 10

•L’annexe 8concerne les techniciens et ouvriers des secteurs du cinéma, de l’audiovisuel, de la radio, de la diffusion et du spectacle et de la prestation technique au service de la création et de l’événement, engagés sous contrat à durée déterminée. Le champ d’application de l’annexe 8 est limité à certaines fonctions de salariés et dépend de l’activité de l’employeur identifiée par son code APE (cf. la liste des postes en fonction de l’activité de l’employeur, relative au champ d’application de l’annexe 8);

•L’annexe 10s’applique à l’ensemble des artistes du spectacle engagés sous contrat à durée déterminée (tels que définis à l’article L7121-2 du Code du travail)3.

LUMIÈRE ET SCÉNOGRAPHIE #2

L’Union des Créateur·rice·s Lumière et l’ENSATT, en collaboration avec le programme de recherche « Lumière de Spectacle » du CEAC / Lille, le Laboratoire « Passage XX-XXI » de l’université Lyon 2 et l’UDS / Union des Scénographes, organisent le vendredi 24 juin à l’Ensatt (Lyon) une journée d’étude, ouverte à tous·tes et gratuite, consacrée aux liens de la scénographie et de l’éclairage scénique.

Cette journée (9h30-17h30) propose des communications, tables rondes et temps d’échanges autour de la relation scénographie et lumière, étroitement liées dans la fabrique du visuel scénique.
Elle réunit des professionnels de la lumière et de la scénographie, des chercheurs, des enseignants et étudiants de différentes filières des arts et techniques de la scène.

Invité·e·s

Scénographes Jacques Gabel, Christian Fenouillat, Thibault Sinay, Alban Ho Van, Alexandre de Dardel

Créateur·rice·s lumière :Elsa Revol, Laurent Castaingt, Nicolas Boudier, Annie Leuridan, Christophe Forey, Christine Richier, François Weber, Nicolas Boudier, Manon Vergotte, David Debrinay

Metteur·e·s en scène: Aurélie et Pia Baltazar / Les Baltazars, Mélanie Charvy et Millie Duyé de la Cie Les Entichés, Laora Climent et Laura Boisaubert de la Cie Okto

Chargé·e·s de recherche: Cristina Grazioli, Frédéric Maurin, Véronique Perruchon, Antonio Palermo, Mireille Losco

Une journée en deux temps

La première partie de la journée explore la relation entre scénographe et concepteur·ice lumière. Il s’agit de construire ensemble une poétique de l’espace, avec des pratiques, des outils et des temporalités bien différentes. Un temps sera également consacré aux questions de statut et de droits d’auteur de ces deux métiers.

La seconde partie interroge les mutations technologiques et numériques de la scène, ce qu’elles changent dans nos pratiques et dans le paysage du spectateur. Après une présentation en images des travaux de quelques grands précurseurs du XXe siècle, deux tables rondes questionneront cette transition, et la façon dont la création contemporaine s’en empare aujourd’hui

Programme détaillé

Réservation / Inscription

Le métier de scénographe est-il déconsidéré par l’état français ?

Suite à nos actions médiatiques concernant la Quadriennale de Prague, les récentes réunions avec la déléguée au Théâtre à la DGCA Direction Générale de la Création Artistique au Ministère de la Culture, révèle un profond mépris pour notre profession, méconnaissant le travail du scénographe, et niant la qualité d’auteur de nos oeuvres.

image: « La famille invisible »2012 du sculpteur Théo Mercier qui représentera les scénographes à la prochaine quadriennale de Prague 2023

Le 9 février dernier étaient annoncés par le Ministère de la Culture les noms des commissaires des deux pavillons français de la Quadriennale de Prague 2023, évènement international dédié à la scénographie. Il a fallu peu de temps pour que l’Union des Scénographes réagisse à l’annonce de Madame Roselyne Bachelot-Narquin, dénonçant dans un communiqué de presse le manque de considération des institutions publiques à l’égard des scénographes, qui se considèrent lésés par ces nominations au profit des metteurs en scène, dont la profession est davantage mise en avant.   émission France Culutre

https://www.franceculture.fr/emissions/affaire-en-cours/les-scenographes-francais-en-manque-d-exposition

Censées mettre en avant les scénographes dans l’unique festival international qui leur est dédié, les institutions ont à nouveau préféré des metteurs en scène stars comme commissaires des pavillons. Un «mépris» selon la profession. Article Libération:

https://www.liberation.fr/culture/scenes/quadriennale-de-prague-des-scenographes-toujours-dans-lombre-20220214_G57NE6CRWJHQBFTQR4STRFVSWQ/

mission Ministérielle sur la politique de l’art lyrique en France

Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Culture, a reçu le 5 octobre 2021 des représentants du secteur lyrique pour la présentation de la mission sur la politique de l’art lyrique en France.

Cette mission, confiée par la ministre de la Culture en octobre 2020 à Caroline Sonrier, directrice de l’Opéra de Lille, avait pour objectifs de dresser un état des lieux de la production lyrique en France et de proposer un cadre de référence pour la pratique lyrique en France au XXIème siècle.

Caroline Sonrier, avec le concours d’Emmanuel Quinchez, a associé très largement les professionnels du secteur et les collectivités territoriales, en consultant, notamment, près de deux cent personnes.

L’UDS union des scénographes et l’UCL union des créateurs lumières ont été auditionné dans le cadre du rapport et invité au ministère pour sa présentation.

A la suite de cette présentation, la ministre de la Culture a proposé de mener une réflexion sur cinq axes de travail prioritaires :

– la mise en place d’un dispositif d’observation permanente du monde lyrique,

– l’accompagnement de la carrière des artistes et des professionnels du secteur par une appréhension des parcours dans leur ensemble,

– l’ouverture et l’accessibilité de l’art lyrique au plus grand nombre, tant en ce qui concerne la question des publics que celle des liens entre les maisons d’opéra et leur territoire,

– le développement du soutien à la création notamment par le renforcement des résidences,

– la mise en œuvre d’objectifs partagés avec l’ensemble des acteurs du monde de la culture en faveur de la diversité, de l’égalité de traitement entre les femmes et les hommes et de la lutte contre toutes les discriminations.

Au-delà de ces pistes de travail concrètes, une simplification du système de labellisation défini par le ministère de la Culture sera mise à l’étude, dans l’objectif de rendre plus lisible et plus cohérente la politique lyrique de l’Etat.

La synthèse du rapport à télécharger :

Bilan enquête 2021 – états des lieux des revenus pratiqués pour les métiers de scénographes et créateur costumes

LE BESOIN D’UNE ENQUETE.

Jusqu’à présent, les conditions de travail et de rémunérations du scénographe et du créateur costume dans le spectacle vivant paraissent toujours un peu flou.

Parler de rémunération dans la culture et dans les équipes artistiques est souvent un sujet sensible, car pour les artistes il est difficile d’évaluer la valeur de son travail, de son temps passé et que nos métiers sont tributaires des budgets variables des productions parfois même au sein d’une même structure. De plus un lien de subordination subsiste entre le metteur en scène parfois directeur de lieu et son équipe artistique ce qui limite souvent l’espace de négociation.

Régulièrement à l’UDS on s’interroge si l’offre salariale forfaitaire que l’on nous propose est juste et si nous avons une grille de référence pour pouvoir mieux négocier nos contrats.

Cette enquête est une première étape comme état des lieux de notre situation, et des offres de rémunérations qui sont proposés.

L’UDS a réclamé au service statistique de Pole Emploi des chiffres plus précis sur les moyennes de rémunérations et des heures pour nos métiers que nous n’avons jamais obtenus.

TECHNICIEN – ARTISTE /AUTEUR

La portée des règlementations actuelles est difficilement descriptible, du moins en quelques mots. Pour rappel le scénographe, contrairement au metteur en scène et au chorégraphe, relève de l’annexe 8 (techniciens) et non pas de l’annexe 10 (artistes), car il n’est pas à ce jour mentionné dans l’article L7121-2 du Code du travail.

Depuis 2017 les scénographes sont reconnus comme des artistes auteurs. Les scénographes pour leur travail de création intellectuelle, c’est-à-dire la conception artistique de la scénographie leur confère les droits de propriété intellectuelle qui ouvrent des droits d’auteurs qui doivent être cotiser au régime social des artistes-auteurs.

Le décret n° 2020-1095 publié le 28 août 2020 attendu par l’ensemble des artistes-auteurs vient mettre en application les préconisations du rapport Bruno Racine, sont reconnus auteurs de scénographies de spectacles vivants, d’expositions ou d’espaces.

À la suite d’échanges ministériels L’UDS a précisé dans les items de l’Ursaff l’extension du mot scénographe avec ses corolaires :

– scénographe créateur costumes,

– scénographe créateur lumière,

– scénographe designer d’espace.

Malgré des engagements politiques, les défis en matière de reconnaissance de la qualité artistique de nos métiers subsistent, en témoigne dans les réponses de l’enquête les incompréhensions sur les droits d’auteurs. 76% disent ne pas percevoir de droit d’auteur à la création, et 81% disent ne  pas percevoir de droit d’auteur en cas de reprise où de tournée. Les théâtres privés et les Opéras de France versent régulièrement des droits d’auteurs mais avec des taux variables selon les structures. Les compagnies de théâtres et théâtres subventionnés méconnaissent très souvent leurs obligations vis à vis de nos métiers.

De nouvelles réunions avec le Ministère de la Culture sont attendues pour clarifier par une directive ministérielle les revenus d’artistes auteur et pour modifier le code du travail et ainsi reconnaître pleinement le scénographe comme un artiste.

A l’examen de l’enquête, il ressort de prime abord qu’il n’existe pas de limite bien tracée des rémunérations. L’analyse révèle des grandes disparités salariales pour les scénographes et un écart plus important avec une moyenne plus homogène et basse pour les créateurs/ créatrices costumes.

On peut expliquer cette rémunération pour les costumes par un manque de considération et de reconnaissance du métier de créateur costumes.

Les nouveaux défis auquel nous devons faire face dans un contexte fort de mutation économique et écologique, nécessite pour nos métiers de nouveaux savoir faire et compétences à valoriser. Vous êtes 80% à dire que les budgets des créations sont en baisse, dans un contexte fort d’inflation des matières premières, et de réduction des productions suite aux reports et annulations liés à la Covid.

Les enjeux de réemploi et de développement durable nécessitent plus de garantie sur la reconnaissance du droit d’auteur et la rémunération du scénographe sur le temps de création et d’exploitation de son œuvre.

Surtout que 78% estiment dans l’enquête que la rémunération pour le temps de travail consacré à une création (travail préparatoire, suivi des répétitions et travail sur le plateau) ne correspond pas à une juste rémunération.

Cette majorité invite à une réflexion pour une révision à la hausse des rémunérations forfaitaires.

télécharger le dossier complet de l’enquête 2021:

Enquête ! états des lieux des revenus pratiqués pour les métiers de scénographe et créateur costumes

On s’interroge souvent sur la juste rémunération de nos contrats de créateurs scénographes et costumier.e.s . Les jeunes comme les plus chevronné.e.s se demandent souvent comment négocier un contrat et quelles sont les marges de négociations.
Aussi nous lançons une enquête anonyme pour créer un outils et une grille de référence salariale . On compte sur vous pour répondre à notre enquête !


États des lieux des Revenus pratiqués pour les métiers de SCÉNOGRAPHE et CRÉATEURS COSTUMES Pour avoir un observatoire et une connaissance tiré des usages constatés dans le monde du spectacle, et pour pouvoir mieux négocier nos contrats et savoir quels sont les Salaires bruts moyens , nous vous invitons à répondre à notre formulaire anonyme .

https://forms.gle/xvPSpVJqyhuPk6D6A

Rapport sur la politique de l’art lyrique en France

L’UDS union des scenographes et l’UCL union des créateurs lumières ont participé aux travaux de cette mission dans le cadre d’une audition avec Caroline Sonrier en collaboration avec Emmanuel Quinchez

Ce rapport, qui dresse un état des lieux très complet de la production lyrique en France, propose un socle commun pour l’Etat, les collectivités territoriales et les professionnels en vue d’engager le dialogue entre toutes ces parties afin de construire un cadre unifié et renouvelé pour l’Opéra du XXIe siècle.

Si l’accent est donné sur les chanteurs et musiciens , l’UDS reste vigilent pour que l’art lyrique englobe comme un « art total » tous les métiers artistiques et techniques essentiels à la création d’un opéra !

Le rapport complet est disponible sur le site du Ministère de la Culture : https://www.culture.gouv.fr/Espace-documentation/Rapports/La-politique-de-l-art-lyrique-en-France

Vous pouvez également consulter le communiqué de presse réalisé à l’issue de cette présentation, avec une synthèse du rapport à télécharger :  https://www.culture.gouv.fr/Presse/Communiques-de-presse/Presentation-de-la-mission-sur-la-politique-de-l-art-lyrique-en-France-realisee-par-Caroline-Sonrier

réemploi des décors de spectacle : attention aux droits d’auteurs !!!!

article publié dans la lettre du spectacle N° 331 septembre 2021

Lorsque les décors sont réutilisés sans l’accord du scénographe, un théâtre s’expose à une condamnation pour contrefaçon et au versement de dommages et intérêts pour atteintes portées aux droits d’auteurs !

De fait la loi protège les droits d’auteurs sur toutes les œuvres de l’esprit , quel qu’en soit le genre, la forme d’expression, le mérite ou la destination !